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3 mars 2019

Importance de qualité de l'eau pour vos installations et équipements chauffage / sanitaire



De nombreux utilisateurs reportent souvent être confrontés à des problématiques de tartre, de fuites, de corrosion, d'embouage ... sur leurs réseaux de chauffage ou d'eau chaude sanitaire, sans en connaitre vraiment les causes et accusant alors souvent à tort le matériel ou son fabricant. Or traiter l'eau des réseaux de chauffage ou d'eau chaude sanitaire est devenue une nécessité (voir une obligation en termes de garantie), pour prolonger notamment la durée de vie des installations de chauffage ou de production d'eau chaude, réduire les coûts de maintenance, et pour tout simplement optimiser les performances énergétiques des générateurs en maintenant leurs rendements.

Sachant que les évolutions technologiques :
  • matériaux plus fins
  • sections de passage restreintes : réduction des volumes d'eau, sections de tuyauterie plus faibles, corps de chauffe plus compacts, radiateurs de faible contenance, planchers chauffants, micro-échangeurs …
  • nouveaux matériaux : tuyauterie en PER
  • alliages innovants : inox, aluminium silicium ; circuits multi-matériaux …
  • écarts de température importants (basse température, condensation, solaire …)
bien qu'elles aient permis de réduire significativement la consommation énergétique, de simplifier les installation et d'augmenter fortement le confort (notamment d'eau chaude sanitaire), amènent néanmoins de nouvelles contraintes notamment d'entretien.

Il est ainsi important que le professionnel du chauffage assure une qualité de l'eau circulant dans l'installation afin de maîtriser les problèmes d'entartrage, de corrosion et d'encrassement et explique à son client toute l'importance d'un suivi régulier de cette qualité. Car le traitement se fait, soit de façon préventive au moment de la mise en service des équipements, mais aussi de façon curative, par exemple lors d'une opération d'entretien ou de dépannage, et ce tout au long de la vie de l'installation.

En outre, il existe tout un ensemble d'exigences, de textes de référence ou de normes précisant ces aspects et qui doivent donc être respectées :
  • Cahier du CSTB n°3114 : pour préserver l'installation et lui conserver son rendement, il est fortement recommandé de prévoir, au dosage préconisé par le fournisseur, un produit inhibiteur de corrosion et d'entartrage, qui tienne compte de tous les métaux et matériaux constituants l'installation.
  • Circulaire du 2 mars 1987 qui complète celle du 2 juillet 1985 : rappelle la liste des additifs pouvant être introduits dans les circuits de chauffage utilisés dans les traitements thermiques des eaux destinées à la consommation humaine pour les échangeurs à simple échange.
  • DTU 60.1 : Plomberie sanitaire pour bâtiments à usage d'habitation.
  • Article 16.9 du RSD (Règlement sanitaire départemental) repris par la circulaire du 26 avril 1982.
  • Code de la santé publique - Titre II : Sécurité sanitaire des eaux et des aliments - Chapitre 1er : Eaux potables - Sous section 3 : Installations de production, de distribution et de conditionnement d'eau, partage des responsabilités et règles d'hygiène.
  • NF EN 14336 : point 5.5 : les circuits doivent être nettoyés et rincés ; le nettoyage peut comprendre un nettoyage chimique.
Alors nous vous proposons de découvrir et de comprendre dans cet article :
  • Pourquoi il faut traiter l'eau du réseau de chauffage ?
  • Quelles sont les principales causes de dégradation du réseau ?
  • Comment traiter son installation de chauffage ?
  • Quelles sont les recommandations ?

Pourquoi traiter l'eau des réseaux de chauffage

Qu'ils soient pour la production du chauffage ou celle de l'eau chaude sanitaire, tous les réseaux et tous les organes de chauffage ou d'eau chaude sanitaire sont concernés par le traitement de l'eau, que les installations soient neuves ou anciennes. Car dès lors qu'un réseau de chauffage ou d'eau chaude sanitaire est mis en eau, il se produit une série de réactions physico-chimiques qui risquent de venir dégrader l'unité de production de chaleur, le réseau et les émetteurs au cours du temps.

Les principales causes de dégradation d'une installation de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire sont :
  • l'entartrage,
  • la corrosion,
  • les boues,
  • les bactéries et les micro-organismes.
Deux paramètres principaux permettent d'apprécier la qualité de l'eau : le pH et le TH.

Le pH ou potentiel hydrogène

Il indique la concentration des ions hydrogène présents dans l'eau, c'est-à-dire si une eau est plutôt acide ou basique. Il permet d'évaluer le caractère agressif ou incrustant d'une eau.

Le pH se mesure sur une échelle allant de 0 à 14 :


Mesure du pH Qualité de l'eau Conséquences
pH de 0 à 7 Eau acide Favorise la corrosion
pH de 7 Eau neutre -
pH de 7 à 14 Eau basique ou alcaline Favorise l'apparition du tartre

Le TH ou titre hydrotimétrique

Il représente la somme des concentrations en ion calcium et magnésium. Il s'exprime en « degré français » ou °f. Cette mesure indique donc le risque de dépôt de tartre.

Aujourd'hui la dureté de l'eau ne fait pas l'objet d'une norme mais la recommandation des fabricants notamment de chaudière se situe entre 10 et 15°f (voir « Calcaire : toutes les chaudières sont sensibles ! »).

TH Qualité de l'eau Conséquences
de 0 à 5°f eau très douce eau corrosive favorisant les fuites
de 5 à 10°f eau douce
de 10 à 15°f eau légèrement calcaire eau équilibrée
de 15 à 25°f eau dure eau favorisant la formation de tartre
de 25 à 50+°f eau très dure

En savoir + : comment déterminer la dureté de son eau ?

Les principales causes de dégradation du réseau

L'entartrage

entartrage tuyauterie
Le calcaire, très présent à l'état naturel en France, au contact avec du dioxyde de carbone et de l'eau, se transforme et se dissout. De ce fait, lorsqu'une installation de chauffage est alimentée directement en eau du réseau, une quantité de calcaire non négligeable est introduite dans le réseau.

Lorsque l'eau est chauffée, le calcaire se dépose dans les canalisations et les interstices de certaines organes des équipements, occasionnant des dépôts sur des points singuliers de l'installation de chauffage. Ce phénomène peut provoquer les conséquences suivantes :
  • réduction du diamètre des canalisations : augmentation des pertes de charges sur le réseau et de la consommation électrique du circulateur.
  • diminution de l'échange thermique : diminution de l'efficacité globale de l'installation et augmentation de la consommation énergétique (0,1 mm de calcaire équivaut à une perte d'environ 5% à 7% de l'efficacité de l'échange thermique).
  • engorgement complet de l'installation (dans le pire des cas) : interruptions, voire arrêt des générateurs de chaleur.
  • détérioration rapide des anodes magnésium : directement liée à la conductivité de l'eau, plus l'eau est conductrice donc chargée électriquement, plus l'anode se consumera rapidement.

La corrosion

corrosion tuyauterie
Il existe plusieurs types de corrosion :
  • la corrosion par oxydation : l'eau à l'état naturel contient du dioxygène dissous. Il se passe une réaction d'oxydo-réduction au cours de laquelle l'oxygène dissous dans l'eau va oxyder les composants métalliques de l'installation et ainsi produire des oxydes métalliques. La quantité d'oxydes métalliques produits est fonction de la quantité d'oxygène dissous et du temps d'exposition.
  • la corrosion galvanique : cette forme apparaît au contact de deux métaux de nature différente. Chaque métal possède un potentiel électrochimique qui lui est propre. Ces potentiels peuvent être classés sur une échelle, du moins électronégatif au plus électropositif. Les métaux les plus électronégatifs se consomment au profit des métaux les plus électropositifs (le métal le plus noble attaque le métal le moins noble). Une échelle de noblesse des métaux (ci-dessous), dite échelle galvanique, a ainsi été établie.

La corrosion occasionne l'apparition d'oxydes ferreux. Les oxydes ferreux peuvent également provenir des soudures, des bactéries, de l'existence de dépôts, ou bien des phénomènes d'abrasion.

Ce phénomène peut entraîner :
  • des éraflures à la surface d'un métal : ruptures des canalisations pouvant provoquer des inondations
  • l'augmentation des consommations d'énergie : augmentation des pertes de charges sur l'installation, différences de température...

L'embouage

embouage réseau chauffage

Les boues

L'eau de chauffage chargée en calcaire et en oxydes ferreux prend alors une couleur brune, voire noire ressemblant à de la boue. Les oxydes ferreux proviennent tout simplement de la corrosion des radiateurs en acier, des générateurs de chaleur quand son primaire ou son corps de chauffe est en acier et de tous les accessoires et parties de l'installation composées d'acier (ex. serpentin d'un préparateur ECS). Ce phénomène est acide et occasionne :
  • la dégradation encore plus rapide de l'acier par corrosion (effet « boule de neige » !) : génère des gaz qui stagnent dans les parties hautes de l'installation et en particulier en haut des radiateurs.
  • effet sur les circulateurs : réduction du débit.
  • diminution de l'échange thermique : augmentation de la consommation énergétique.

Les micro-organismes (bactéries)

Le développement de bactéries est très présent dans les réseaux à basse température (plancher chauffant). Les principales raisons de ce développement sont :
  • la basse température : création de biofilm favorisé par l'emploi de matériaux de synthèse
  • l'absence de nettoyage de l'installation avant la mise en service : présence d'huile, de flux de soudures, de sable…
Ces bactéries peuvent :
  • entraîner des modifications importantes d'écoulement, voire le bouchage des conduites
  • être à l'origine de la formation de gaz (méthane)

Récapitulatif des risques sur une installation non entretenue

risque installation chauffage non entretenue qualite eau
  1. grippage des vannes de radiateur, mauvais passage de l'eau
  2. zone froide sur les radiateurs
  3. zone froide sur les radiateurs, accélération de la corrosion
  4. oxydation des soudures (risque de fuites)
  5. obstruction des tubes, des tuyauteries
  6. obstruction des corps de chauffe, échangeurs à plaques, ...
  7. blocage ou réduction du débit des pompes/circulateurs

Comment traiter son installation

Nettoyage de l'installation

nettoyage installation chauffage

Sur une installation neuve, le réseau devra au préalable être nettoyé. Il faut effectuer un rinçage méticuleux de l'installation afin d'évacuer les dépôts (décapants, copeaux, oxydes de soudure …) issus de sa création.

Sur une installation existante, pour obtenir un résultat optimal, celle-ci doit être nettoyée (désembouée) dans son intégralité, à l'aide d'un produit désembouant en respectant les préconisations du fabricant pour sa mise en oeuvre.

En savoir + : le désembouage d'une installation de chauffage

Protection de l'installation

Pour qu'un traitement de protection fonctionne pleinement, il est nécessaire d'appliquer un produit inhibiteur dans un réseau propre. Le produit inhibiteur de corrosion et d'entartrage doit tenir compte de tous les métaux et matériaux constituant l'installation. Le produit inhibiteur dépend de la nature de l'installation et sera défini selon le cas à traiter. Dans le cas où un antigel est nécessaire les mêmes précautions sont à prendre.

Pour éviter les problèmes d'entartrage dans les réseaux sanitaires, il est recommandé de mettre des appareils anti-tartre/anticalcaire à l'entrée des circuits (adoucisseur, procédés par dissolution polyphosphates, procédés physiques ...) adaptés/efficace avec la dureté de son eau.

Suite à des problèmes, afin d'éviter une récidive il faut impérativement :
  • reprendre les non-conformités éventuelles du réseau
  • mettre en place les traitements de l'eau préventifs adaptés
  • surveiller les appoints d'eau irréguliers ou les apports d'oxygènes à cause par exemple de tubes PER sans BAO (Barrière Anti-Oxygène).

Contrôle

Il est nécessaire d'effectuer un contrôle initial après traitement et annuellement (ou plus suivant les cas) par exemple lors de la visite de maintenance.

Les contrôles peuvent être dans un premier temps visuels (ex. couleur/aspect de l'eau de chauffage), et aussi utiliser des outils dédiés : réactif par colorimétrie (bandelettes pH, test goutte à goutte TH), pH-mètre, ... En fonction des résultats, il convient de faire un appoint au besoin.

Analyses

analyse eau de chauffage

Les analyses permettent de réaliser une photo à instant T de la qualité de l'eau du réseau. A l'issue du nettoyage de l'installation il est conseillé de réaliser une analyse validant la qualité du traitement. Si le traitement est conforme au référentiel du fabricant le rapport d'analyse le mentionnera. Il ne reste plus qu'à maintenir une concentration au seuil recommandé en réalisant régulièrement une analyse qui vérifiera la maîtrise des paramètres. Il existe pour cela des kits d'analyses tout prêts qu'il suffit de retourner à un laboratoire.

Les recommandations

La qualité de l'eau utilisée dans l'installation influence donc directement le bon fonctionnement du système de chauffage thermique. En cas de défaillance ou détérioration d'un appareil imputable à une qualité de l'eau inadéquate, le bénéfice de la « Garantie Constructeur » offerte à l'utilisateur du produit concerné sera bien souvent exclu par le fabricant.

Ainsi les fabricants de matériels de chauffage définissent les caractéristiques à respecter en ce qui concerne l'eau du circuit de chauffage selon les matériaux utilisés dans leurs appareils. Il convient de respecter impérativement ces préconisations. Ci-dessous quelques exemples de recommandations (il convient de toujours se référer aux exigences propres de chaque fabricants) suivants les matériels en place.

Chaudière : corps de chauffe en acier inoxydable ou cuivre

Caractéristiques Critères acceptables
pH inox : pH > 8.5
cuivre : 6.5 < pH < 9.5
TH de l'eau de remplissage < 20°f
Conductivité si traitement (µS/cm) < 1000µS/cm à 25°C
Sur une période de 5 ans, métaux dissous :
Aluminium
< 3mg/l
Cuivre
< 3mg/l
Fer
< 30mg/l
Chlorures
< 50mg/l

Le traitement utilisé doit permettre soit de respecter les valeurs ci-dessus, soit de respecter strictement les valeurs ou référentiels définis par le fabricant du traitement auprès des organismes de contrôles.

Les inhibiteurs doivent être compatibles avec les matériaux utilisés dans l'installation. L'ajout d'additifs à l'eau de chauffage pouvant entraîner des dommages matériels, il convient de respecter impérativement la notice du fabricant de l'additif. Le fabricant déclinera toute responsabilité en cas d'incompatibilité et d'inefficacité des additifs utilisés dans le système de chauffage.

Il convient de prendre toutes les précautions pour éviter l'introduction et la formation d'oxygène dans l'eau de l'installation en vérifiant le bon dimensionnement du vase d'expansion, de la ou des soupapes de sécurité, de la qualité des tuyauteries synthétiques (PER) ...

Pour les installation utilisant un produit antigel, il convient de s'assurer de sa compatibilité avec le matériau constituant le corps de chauffe et avec les autres composants de l'installation, et de le renouveler régulièrement au risque qu'il devienne agressif pour l'installation (voir ci-après).

Il convient de limiter au maximum les appoints d'eau sur l'installation pour éviter de diluer le produit de protection et d'apporter continuellement de l'oxygène. Si les appoints sont trop réguliers, il convient d'en chercher la cause (fuite, soupape défectueuse, vase d'expansion inefficace, ...).

Enfin, quel que soit le type d'installation, la pose d'un filtre désemboueur à barreau magnétique approprié sur le circuit retour de l'installation et son entretien est recommandée et permettra d'éviter le dépôt des matières en suspension dans le corps de chauffe du générateur.

Chaudière / Radiateur : corps de chauffe en aluminium

Il convient de respecter une valeur de pH  : 3.5 < ph < 8.5

PAC et CESI avec fluide caloporteur au glycol

Ces systèmes impliquent une vidange systématique :
  • tous les 5 ans selon la qualité du glycol mesurée (PAC et CESI auto-vidangeable)
  • tous les 3 ans selon la qualité du glycol mesurée (CESI sous pression)
Le seul contrôle à effectuer annuellement ou lors d'une opération de maintenance sera celui du taux de glycol (opacité au réfractomètre optique), afin de protéger efficacement les circuits contre les basses températures. Il faut adapter le taux de protection en fonction de la température de la région où l'on se trouve (température minimum régional).

Une trop forte concentration de liquide antigel entraîne :
  • une augmentation des pertes de charges
  • une diminution des échanges thermiques
Dans ce cas là, les incidences rencontrées sont notamment :
  • une baisse de la puissance de la PAC
  • une diminution du COP
  • une réduction de la durée de vie des équipements tels que les circulateurs
Une concentration de liquide antigel trop faible peut entraîner des dommages par corrosion ou des dégâts provoqués par le gel.

Cuve/ballon de stockage sanitaire avec anode magnésium

La plupart des ballons avec une cuve en acier émaillé ont cette dernière protégée par une anode sacrificielle en magnésium. Cette anode en magnésium permet de protéger de la corrosion la couche émaillée de la cuve du préparateur d'eau chaude sanitaire. La consommation en magnésium de l'anode est directement liée à la dureté de l'eau (TH). Plus une eau est calcaire plus elle est conductrice de courant, donc plus l'anode est consommée rapidement.

Il est important de procéder au contrôle régulier de l'anode d'un ballon lors par exemple de son entretien annuel et éventuellement de la remplacer. Lorsque celle-ci a un diamètre inférieur à 15mm, ou si une partie de la tige est à nue (même courte < 2 cm), l'anode doit être impérativement remplacée. Il est aussi possible de contrôler le courant de protection de l'anode au magnésium avec un contrôleur d'anode : si l'intensité du courant est >0,3mA, l'anode est opérationnelle ; si l'intensité du courant est <0,3mA, voire nulle, il faut soumettre l'anode à un contrôle visuel et la remplacer au besoin.

Récapitulatif

Chaudières / Chauffe-eau / Chauffe-bain

Opération à effectuer Principe et réalisation Mise en oeuvre Fréquence/Quand
Nettoyage du réseau sur une installation neuve :
- rincer l'installation afin d'évacuer les dépôts
sur une installation existante :
- désembouer le circuit de chauffage
- rincer l'installation jusqu'à l'obtention d'une eau claire (il est impératif d'effectuer un rinçage émetteur par émetteur)
désembouage selon différentes méthodes :
- chimique : injection de produits chimiques spécifiques dans l'eau du circuit
- mécanique : utilisation de l'eau à haut débit ou un mélange air-eau à haute pression
- écologique : installation d'un appareil spécifique en permanence sur le circuit
• avant la mise en eau pour une installation neuve ou lors d'un remplacement sur une installation existante
• désembouage chimique :
. tous les 5 ans (ou moins) pour les planchers chauffant
. tous les 7 ans (ou moins) pour les radiateurs
- désembouage mécanique selon le réseau :
▫ PER : de 5 ans (ou moins) à maximum 10 ans
▫ cuivre/acier, fonte/acier et aluminium : en moyenne 10 ans.
Traitement préventif de protection du réseau sanitaire mise en place d'appareils antitartre à l'entrée des circuits sanitaires (recommandé) - adoucisseur (faire attention à la qualité de l'eau afin d'éviter la corrosion)
- filtres mécaniques ou fixes à médias actifs
- procédés par dissolution de polyphosphates
- procédés physiques
- adoucisseur : tous les ans
- filtres mécaniques ou fixes à médias actifs : selon les préconisations du fabricant
- procédés par dissolution de polyphosphates : selon les préconisations du fabricant
- procédés physiques : tous les ans
Traitement curatif de protection du réseau de chauffage appliquer un produit de protection dans le réseau propre (prendre en compte tous les métaux de matériaux constituant l'installation) produit inhibiteur de corrosion et d'entartrage • après un contrôle
• après une analyse
Contrôle et analyse du traitement de protection du réseau de chauffage • mesurer la concentration du produit de protection dans le réseau
• valider le traitement mis en place
- bandelettes
- pH-mètre
- test goutte à goutte (TH)
- kit de test
- kit d'analyse
• après chaque traitement
• annuellement lors de la visite de maintenance

Pompes à chaleur

Opération à effectuer Principe et réalisation Mise en oeuvre Fréquence/Quand
Nettoyage du réseau • sur une installation neuve : rincer la partie glycolée de l'installation afin d'évacuer les dépôts et impuretés.
• sur une installation existante :
- désembouer la partie glycolée du circuit
- rincer la partie glycolée de l'installation jusqu'à l'obtention d'une eau claire
- désembouage chimique : injection de produits chimiques spécifiques dans le circuit glycolé
- désembouage mécanique : utilisation de l'eau à haut débit ou un mélange air-eau à haute pression
• avant la mise en eau pour une installation neuve
• lors d'un remplacement sur une installation existante
Contrôle du traitement de protection du réseau mesurer la concentration du produit de protection antigel dans le réseau • pH-mètre
• réfractomètre ou contrôleur de protection contre le gel
• après chaque traitement
• annuellement lors de la visite de maintenance

Systèmes solaires thermiques

Opération à effectuer Principe et réalisation Mise en oeuvre Fréquence/Quand
Nettoyage du réseau thermique solaire • sur une installation neuve (sauf CESI auto-vidangeable car le glycol est déjà pré-chargé) :
- rincer la partie glycolée de l'installation afin d'évacuer les dépôts
• sur une installation existante :
- désembouer la partie glycolée du circuit
- rincer la partie glycolée de l'installation jusqu'à l'obtention d'une eau claire
- désembouage chimique : injection de produits chimiques spécifiques dans le circuit glycolé
- désembouage mécanique : utilisation de l'eau à haut débit ou un mélange air-eau à haute pression
• avant la mise en eau pour une installation neuve
• lors d'un remplacement sur une installation existante
Contrôle du circuit glycolé mesurer la concentration du produit de protection antigel dans le réseau • pH-mètre
• réfractomètre ou contrôleur de protection contre le gel
• après chaque ajout de glycol
• annuellement lors de la visite de maintenance

Ballon / Cuves de stockage

Opération à effectuer Principe et réalisation Mise en oeuvre Fréquence/Quand
Contrôle de l'anode magnésium niveau de dégradation de l'anode de protection de la cuve visuel ou contrôleur d'anode • après chaque intervention sur le ballon nécessitant une vidange de ce dernier
• annuellement lors de la visite de maintenance
Groupe de sécurité lorsque le système est équipé s'assurer que le groupe de sécurité soit fonctionnel et ne soit pas obstrué par du tartre ouverture manuelle du groupe de sécurité • après chaque intervention
• annuellement lors de la visite de maintenance

15 janvier 2017

Comment protéger son installation d'eau contre le gel ?

Comment protéger son installation contre le gel

Avec le retour des froids extrêmes pour cet hiver, votre installation d'eau peut être mise à rude épreuve ! Il convient donc de prendre des mesures pour protéger vos robinets / canalisations extérieures et intérieures contre le gel, afin d'éviter bien des déconvenues, comme un manque d'eau, une fuite, voire la dégradation de certains matériels et dépenses inutiles.

Par exemple l'eau maintenue par un robinet extérieur peut geler et donc faire éclater les canalisations. En outre, vous ne vous rendrez pas forcément compte d'une tuyauterie abîmée par le gel, et lors du dégel, ça pourra-t-être un dégât des eaux en perspective !


Ainsi, nous vous proposons quelques conseils utiles en cas de grands froids :
  • ne jamais couper totalement le chauffage.
  • vidanger et isoler les canalisations situées en extérieur notamment celles alimentant un robinet extérieur à l'aide d'une vanne ou d'un robinet de purge (un robinet permettant de fermer une partie du réseau d'eau) : pour les canalisations qui ne peuvent pas être purgées, l'isolation reste la meilleure solution comme la pose d'isolant sur les tuyaux (notamment celles passant dans des combles perdus).
  • en cas de période de gel prolongée, laisser couler un mince filet d'eau dans à l'évier afin de faire circuler l'eau dans les canalisations et éviter d'importantes détériorations.
  • s'il est exposé au froid, calfeutrer le compteur d'eau sans en bloquer l'accès : attention à ne jamais utiliser de matériaux absorbant l'humidité (paille, textile, papier, laine de verre ou de roche...) en extérieur.


Sachez que si vous avez la nécessité de conserver un point d'eau extérieur (ex. alimentation en eau des animaux), sachez qu'il existe des robinets extérieurs spéciaux qui peuvent rester alimentés en eau même n hiver (ex. Robinet extérieur Merrill).


Lors d'une absence prolongée, vidanger totalement votre installation :
  • fermer le vanne/robinet d'arrêt général de l'arrivée d'eau.
  • ouvrir simultanément les robinets de toute l'installation afin que l'eau présente dans les canalisations s'écoule.
  • ouvrez ensuite s'il existe le robinet de purge situé entre le compteur d'eau et vos robinets intérieurs jusqu'à ce que l'eau ne coule plus.
  • refermez le robinet de purge ainsi que tous les robinets de l'installation.


Si malgré ces précautions, vos installations étaient amenées à geler, il convient tout d'abord de couper l'eau à l'arrivée générale pour éviter ne inondation lors du dégel. Si la canalisation est accessible, on peut tenter de la dégeler à l'aide par exemple d'un sèche-cheveux afin de pouvoir ensuite la vidanger. Si vous n'avez pu dégeler la canalisation, lors du dégel remettre l'eau progressivement en surveillant attentivement son installation. En cas de fuite, recoupez l'eau et contactez alors un plombier.
2 mars 2016

Chaudière condensation : les corps de chauffe en aluminium-silicium

corps de chauffe en fonte aluminium silicium AlSi remeha

Certains fabricants (ex. Saunier Duval, DeDietrich, ...) proposent de plus en plus de corps de chauffe en aluminium-silicium (AlSi), en remplacement de l'inox, sur leurs chaudières à condensation HPE. Nous retrouvons donc souvent les « pro inox » qui ne veulent pas entendre parler de l'aluminium, et d'autres qui ne font qu'en vanter ses mérites en indiquant que l'aluminium est le matériau d'avenir pour les échangeurs de chaleur des chaudières gaz !

Si ce matériau apporte certains avantages, il convient aussi de respecter certaines préconisations d'installation et d'entretien. Nous vous proposons de faire le point dans cette article.

26 octobre 2014

Influence de la qualité de l’eau sur la durée de vie des chauffe-eau

L’eau est un élément qui nous semble si commune qu’on oublie souvent que des actions naturelles ou humaines peuvent en modifier sa composition, la rendant soit impropre à la consommation, ou agressive pour nos appareils électroménagers comme nos chauffe-eau.


En France, la qualité de l’eau est assez différente d’une région à une autre. D'une manière générale, l’eau a une minéralisation liée à la nature des sols qu’elle traverse durant son long parcours. C’est la raison pour laquelle elle est moins polluée « naturellement » dans les zones urbaines, où elle passe par des vastes réseaux d’assainissement et de filtrage avant d’être distribuée à tous les foyers, que des communes rurales de moins de 500 habitants où les équipements de filtrage et de distribution sont moins surveillés. Mais ce n’est pas d'une vérité absolue et il convient de connaitre la qualité de son eau pour sa commune.

Alors comment bien choisir son chauffe-eau électrique ou ballon d'eau chaude en fonction de la qualité de son eau et notamment sa dureté.

27 septembre 2014

Comment chauffer son eau chaude sanitaire au meilleur prix ?

Vous êtes équipé d'un chauffe-eau électrique mais votre production d’eau chaude sanitaire vous coûte trop chère ? Vous souhaiteriez réduire votre facture d'eau chaude et optimiser le fonctionnement de votre chauffe-eau électrique ?


Grace à notre savoir-faire et notre expertise chauffage toutes énergies reconnus auprès des particuliers, nous venons d'être interrogés sur le sujet par le leader du chauffe-eau électrique en Europe, le fabriquant ATLANTIC.

En résumé de l'interview, nos conseils pour chauffer son eau chaude sanitaire au meilleur coût :
  • adopter des gestes simples : consommer moins d'eau chaude (mousseur, robinetteries économes), protéger son chauffe-eau du tartre et du froid, choisir la bonne tarification électrique, choisir un chauffe-eau adapté à ses besoins et de nouvelle génération.
  • opter pour un chauffe-eau thermodynamique (CET) : un produit amorti rapidement grâce aux économies d'énergie générées.
  • ou dans l'idéal pour un chauffe-eau solaire (CESI) : chauffer son eau chaude sanitaire gratuitement grâce au soleil.
  • les aides financières disponibles pour vous y aider : TVA réduite, Crédit d'Impôt (CIDD), Certificat d'Economie d'énergie (CEE), ...

Retrouvez l'intégralité de cette interview sur le site Atlantic « Ma maison éco confort ».

15 août 2014

Adoucisseur d'eau : tout savoir en 10 questions !

adoucisseur la vérité sur l'eau adoucie

Nous vous proposons de répondre aux 10 questions qui reviennent le plus souvent chez nos clients ou sur les forums internet sur l'adoucisseur et l'eau adoucie, afin de vous aider dans votre choix, mais aussi pour rétablir certaines vérités !

Car malheureusement, beaucoup de désinformations sont colportées, notamment par des personnes souvent mal attentionnées (comme des « vendeurs » uniquement d'anti-tartres - magnétiques - plus ou moins efficaces comme de vulgaires aimants à poser sur sa tuyauterie !), en tronquant par exemple les textes officielles pour les tourner à leur avantage, entretenant les idées reçues sur les adoucisseurs...

6 juillet 2014

Quels matériaux choisir pour son ballon d’eau chaude : inox, cuivre, acier émaillé

Le type et la qualité du matériau utilisé pour la fabrication d’un ballon d’eau chaude sanitaire (préparateur ECS, chauffe-eau électrique, ballon intégré à une chaudière) a un grand impact sur la résistance à la corrosion de celui-ci et donc de sa durée de vie.


On trouve principalement aujourd'hui des ballons d’eau chaude en acier émaillé (émail), en acier inoxydable, et (de moins en moins) en acier recouvert de cuivre.

Suivant notamment la qualité de l’eau qui sera stockée, il convient de choisir un type de ballon avec une protection contre la corrosion appropriée. La qualité de l’eau constitue en effet un facteur important sur la longévité d’une cuve. Or suivant les régions, des puits de captage, de l’acheminement de l’eau, des traitements, … la composition et les propriétés corrosives de l’eau varient d’un endroit à l’autre, entraînant un choix entre l’un des trois types de protection contre la corrosion - le cuivre, l’émail ou l’acier inoxydable - utilisé dans un ballon d’eau chaude.

26 mai 2014

Chaudière à condensation : faut-il traiter les condensats acides avec un neutraliseur ?


Une chaudière domestique de 26kW de puissance, fonctionnant 1.500 heures par an en phase condensation permanente va produire environ 5m3 de condensats, soit parfois entre 4 à 12L de condensats acides par jour : hors de question de mettre un simple sceau en dessous de sa chaudière ! Mais cette quantité reste faible comparée aux rejets quotidiens « basiques » d’un logement, à fort contenu de produits lessiviels qui vont largement compenser l’acidité des rejets de condensats.

L'acidité des condensats (pH) est effectivement assez forte : environ 3,5 avec une chaudière gaz condensation, et 2,5 pour une chaudière fioul condensation. Elle est issue du gaz carbonique de la combustion qui est emprisonné dans la vapeur d’eau lors de la condensation : il forme alors de l’acide carbonique.

La question qui revient souvent au sujet de ces condensats de chaudière concerne leur traitement en sortie de chaudière. Car malheureusement, on peut lire ici ou là tout est son contraire !