21 septembre 2014

Les différents modes de fonctionnement des circulateurs de chauffage électroniques

Les vieux circulateurs des installations de chauffage à vitesse « fixe » tendent à être remplacés (lors d’une panne par exemple) par des circulateurs modernes à vitesse « variable » conformes aux dernières normes EuP (produits consommateurs d'énergie), les premières générations de pompe étant aujourd'hui retirées de la commercialisation.


En effet, les anciens circulateurs qui fonctionnent en permanence à plein régime, entraînent une courte durée de vie de la pompe, une forte consommation d'énergie et des coûts plus élevés. Ils peuvent également provoquer d'autres effets indésirables comme des pertes de chaleur et des nuisances sonores dans l'installation.

En revanche, les circulateurs modernes bénéficient quant à eux de modes de régulation intégrés, qui permettent de régler le circulateur sur un mode adapté à l'installation, afin d'en améliorer sa performance et faire des économies d’énergies (voir article « intérêt d'un circulateur électronique sur une installation de chauffage »).

Afin que vous puissiez correctement utiliser votre nouveau circulateur de chauffage, découvrons quels sont ces modes de fonctionnement implantés sur les pompes de chauffage électroniques, et surtout quand les utiliser :

  • Le mode « Pression Proportionnelle » change la vitesse du circulateur en fonction de la demande de chaleur dans l'habitation et correspond aux installations de radiateurs à vannes thermostatiques.
  • Le mode « Pression Constante » fournit la même pression tout en changeant le débit. Ce mode de régulation est principalement utilisé dans les installations de chauffage par le sol.
  • Le mode « Vitesse Fixe » propose trois options de vitesses fixes en fonctionnement permanent. La performance ne peut pas changer en fonction de la demande et ce mode convient aux installations sans radiateurs à vannes thermostatiques ou aux installations de réservoir d'eau chaude.
  • Le mode « Automatique » (ex. « AUTOADAPT » chez Grundfos), optimise les performances en trouvant automatiquement le point de consigne optimal de l'installation de chauffage. Cela garantit que la performance du circulateur correspond aux besoins réels. Le mode automatique peut réduire le montant des factures d'électricité de 10 % par rapport aux autres circulateurs à vitesse variable classiques.

Thermostat d’ambiance connecté et intelligent : la déferlante !


On assiste depuis quelques semaines (bien que certains produits existent depuis plusieurs années) à l’annonce et la commercialisation de nouveaux thermostats d’ambiance connectés ou dits « intelligents » à raccorder sur votre système de chauffage pour réaliser des économies d'énergie. Viennent ainsi d’être lancés le « Thermostat connecté Dolcevita », le thermostat « Nest » de Google (tout juste commercialisé en France le 18 septembre dernier), ou encore le thermostat « Netatmo » pour ne citer que les plus connus. Ces thermostats sont qui plus est éligibles au crédit d’impôt développement durable (CIDD) et à la prime « économies d’énergie » (CEE).


Alors véritable « révolution » comme diraient certains, où énième gadget connecté, faisons le point sur 3 de ces thermostats nouvelle génération. Peuvent-ils réellement s’adapter à tout système de chauffage (gaz, fioul, pompe à chaleur, radiateur électrique …) et vous faire économiser jusqu'à 30% de votre facture d’énergie comme le promettent leurs concepteurs ?


14 septembre 2014

Fuite sur chauffe-eau électrique : les causes les plus fréquentes !

Un chauffe-eau électrique, voir un simple ballon d'eau chaude, n'est jamais à l’abri d'une fuite plus ou moins importante qui peut survenir à tout moment. Les nombreux commentaires sur notre article « Le guide du chauffe-eau électrique » démontrent d'ailleurs que les usagers se questionnent souvent sur leurs causes, sur comment les éviter et quelles sont les solutions de dépannage.


Nous vous proposons un rapide tour d'horizon des 4 principales causes de fuite que vous pourriez rencontrer sur votre chauffe-eau électrique.

1 - Fuite au niveau des raccordements hydrauliques

Les joints (fibre ou filasse) sont sans doute usés et doivent être remplacés. Votre plombier pourra contrôler l’étanchéité des raccords et procéder aux remplacements de ceux-ci le cas échéant.

2 - Fuite sous le capot électrique du chauffe-eau

Si la fuite ne vient pas de la cuve du ballon (voir ci-dessous), le joint d’étanchéité de la bride maintenant notamment la résistance électrique (ou son fourreau) est certainement défectueux. Il faut essayez de resserrer écrous maintenant la bride (notamment si celle-ci a été démontée récemment à l’occasion d’un détartrage du ballon). Si le problème persiste, il faut essayer de faire replacer correctement ou carrément remplacer le joint de bride par un plombier.

3 - Ballon d’eau chaude percé

Dans ce cas, l’unique solution est de remplacer le chauffe-eau électrique. La durée de vie moyenne d’un chauffe-eau électrique est d’environ une dizaine d’années suivant son emplacement (humidité extérieure), son utilisation, et surtout la qualité de l’eau qui le traverse (eau plus ou moins agressive). Suivant l’analyse et la qualité de votre eau, qui peut sensiblement varier localement, ainsi que suivant les saisons et événements climatiques exceptionnels, il conviendra de choisir un chauffe-eau adapté, disposant d’une protection « ACi Hybride » (ex. modèle « Zeneo » chez Atlantic) qui s’adapte en continu aux variations de la qualité de l’eau et permet de prolonger la durée de vie es chauffe-eau jusqu'à 2x plus longtemps dans les eaux agressives par rapport à un chauffe-eau classique (i.e. « Blindé »).

4 - Fuite au niveau du groupe de sécurité

Si l'eau coule uniquement durant la période de chauffe

Ceci est tout à fait normal ! Le groupe de sécurité protège votre ballon en évitant les surpressions à l’intérieur de celui-ci. Lors de la chauffe du ballon, il est normal que de l’eau s’échappe du groupe de sécurité, car l'eau du chauffe-eau en chauffant se dilate et augmente alors de volume dans une cuve de capacité fixe : 3 à 5% du volume du ballon (suivant la pression d’eau froide en entrée du ballon et le réglage de la température d’eau) s’échappe ainsi du groupe de sécurité et peuvent être perdus à chaque cycle de chauffe. L'eau perdue est évacuée par un tuyau d'évacuation relié à un siphon positionné sous le groupe de sécurité. Pour éviter cette perte d’eau, il est utile de faire installer un vase d’expansion sanitaire qui encaissera l’augmentation du volume d’eau et évitera de la rejeter à l’égout.

Si l'eau coule continuellement

Il faut vérifiez la pression de l'eau froide à l’entrée du chauffe-eau : si celle-ci est supérieure à 7 bars, il faut faire installer un réducteur de pression à la sortie de votre compteur d’eau. De la saleté (incrustation de calcaire) s’est peut-être glissée sous le siège de la soupape : il faut essayer de faire une chasse d’eau forte en tournant la manette de la soupape. Si le problème persiste, le problème vient sans doute du groupe de sécurité en lui-même qu’il faudra alors faire remplacer par votre plombier.


Pour aller plus loin, découvrez notre « Guide des pannes du chauffe-eau électrique ».

300 euros remboursés en remplaçant vos vieux radiateurs électriques !


Bonne nouvelle pour les ménages se chauffant avec des radiateurs électriques peu performants. Du 15 octobre au 15 décembre 2014, le fabricant Atlantic rembourse jusqu'à 300 euros aux ménages qui changent leurs vieux « grilles pains » (convecteur électrique, radiant, radiateur électrique) pour l’achat de nouveaux radiateurs Atlantic performants « chaleur douce ».


Le fabricant leader en Europe du chauffage électrique renouvelle en effet son opération « prime à la casse » pour l'achat des radiateurs Maradja Pilotage Intelligent, Galapagos Pilotage Intelligent, Oniris Pilotage Intelligent et Alipsis. Ces modèles permettent par ailleurs d'économiser jusqu'à 45% sur votre facture d’énergie par rapport aux radiateurs de première génération (en savoir plus sur la fonction « Atlantic Pilotage Intelligent »).

Schneider D'clic Arc : une protection contre l'arc électrique

Le nouveau disjoncteur « D'Clic Arc » de Schneider Electric est un disjoncteur intelligent intégrant un processeur capable de prévenir les incendies d'origines électriques, en analysant et en détectant un arc électrique dans un circuit, dû à un équipement défaillant, une prise abîmée, un contact desserré, etc…


En France, on dénombre 25.000 incendies d'origine électrique par an, soit plus d'un toutes les 3 minutes, dont le coût moyen des dégâts est de 35.000 euros.

Qu'est-ce qui peut provoquer un incendie électrique :
  • Un court-circuit : les disjoncteurs classiques et fusibles permettent d'y remédier.
  • Les courants de fuite dans les matériaux : les protections différentielles évitent l'apparition de ce phénomène.
  • La foudre : le parafoudre intervient avant toutes dégradations.
  • La dégradation des connexions électriques (câble écrasé, connexion électrique trop sollicitée, prise mal fixée) : il n’existait jusqu'à présent en France aucun dispositif de protection.

Il existe 2 façons de lutter contre les incendies d'origine électrique :
  • Curative : détecteur de fumée ou extincteur.
  • Préventive : prévenir les incendies d'origine électrique avant qu'ils ne se produisent !

Vous comprendrez aisément que rien ne vaut la prévention ! Mais voir si des câbles électriques d'une habitation ou d'un équipement s’abiment n'est pas toujours chose facile à l'œil nu. Pourtant le risque est grand qu'un câble trop échauffé, coincé sous une porte, rongé par une souris ou une prise mal serrée produise une microcarbonisation des isolants, laquelle au fil du temps, va s'accentuer et finir par produire des arcs électriques dangereux, précurseur d’un incendie. Ceci est encore arrivé récemment à une personne de notre équipe (microcarbonisation d’un module dans le tableau électrique heureusement détectée à temps) ce qui nous a d’ailleurs poussé à écrire cet article.

Pour détecter les arcs électriques, Schneider Electric, basé à Grenoble, commercialise désormais en France un produit conçu à l’origine pour le marché américain, sans équivalence, et déjà obligatoire depuis 2002 aux Etats-Unis pour les logements neufs, le disjoncteur « D'Clic Arc ». D'un coût d'environ 150 euros, ce nouveau disjoncteur en taille 2 modules, installé simplement sur le tableau électrique neuf ou existant en lieu et place des départs d’un disjoncteur classique (intègre les fonctions de protection des disjoncteurs traditionnels contre les courts-circuits et les surcharges), coupe automatiquement le réseau victime d'un arc dangereux avant que celui-ci ne se propage. Il est 100% compatible avec les protections différentielles existantes et disponible en calibre 10, 16, 20 et 25A. En outre, il sait différencier les arcs dangereux de ceux habituellement présents qui apparaissent à l’ouverture d’interrupteurs ou durant le fonctionnement de moteurs électriques.




Ce produit est une innovation sur le marché Français, mais avec plus de 10 années de recul sur le marché américain, c'est aujourd'hui un produit finalisé et fiabilisé dont il ne faut pas se passer compte tenu de son faible coût … Dans tous les cas, avec ou sans ce dispositif, nous profitons de cet article pour vous rappeler de contrôler régulièrement vous-même ou avec l’aide d’un électricien le serrage des connexions des câbles dans votre tableau électrique qui peuvent se desserrer avec le temps et entraîner des échauffements précurseurs d’un incendie d’origine électrique