8 décembre 2008

La fin programmée des ampoules à incandescence

L'Union Européenne a fixé ce lundi un calendrier pour bannir à terme des maisons les ampoules classiques à incandescence (de 25 à 100 watts). Elles cesseront donc d'être commercialisées progressivement jusqu’au le 1er septembre 2012 après une centaine d’année d’existence. La décision de l'UE devra encore être soumise pour avis seulement au Parlement européen, pour être ensuite formalisée au printemps par la Commission européenne.

Les lampes à incandescence seront remplacées par des ampoules halogènes nouvelle génération plus performantes ou par des lampes "fluo-compactes", dites aussi lampes basse consommation (LBC), voir par la technologie LED qui ne cesse elle aussi de progresser.

Ce sont d’abord les ampoules traditionnelles à incandescence de 100 watts qui disparaîtront des magasins dès le 1er septembre 2009. Un an plus tard, celles de 75 watts cesseront d’être commercialisées. Deux ans plus tard, ce sera au tour des 60 watts. Enfin, le 1er septembre 2012, les 25 et 40W seront retirées de la vente. Par ailleurs, certaines ampoules halogènes très « énergivores » (soit de classe « C ») seront-elles aussi retirées du marché avant fin 2016.

Environ 85% de l'éclairage domestique est aujourd'hui considéré comme peu efficace d'un point de vue énergétique, car seulement 5% de l'électricité que consomme les lampes à incandescence est transformé en lumière (certes de qualité), le reste se dissipant en chaleur.

En revanche, les lampes utilisant des nouvelles technologies d'halogènes permettent de réaliser de 25 à 45% d'économies d'énergie par rapport aux modèles classiques. Encore mieux, les ampoules "fluo-compactes" sont quant à elles jusqu'à 80% moins gourmandes. L’Union Européenne indique qu'en équipant tout son éclairage en fluo-compacte, les ménages peuvent économiser en moyenne 50 euros/an, soit une économie entre 5 et 10 milliards d'euros chaque année pour toute l’Europe. Ce plan s’inscrit donc tout à fait dans les objectifs européens d’améliorer l’efficacité énergétique de l’Europe de 20% d'ici 2020, et ainsi aussi contribuer à la diminution des besoins en énergie électrique et des rejets de gaz à effet de serre.

Mais tout n’est pas rose au royaume du fluo ! Tout d’abord ces ampoules reste encore chères à produire et donc à l’achat (mais elles sont censées durer 10x plus longtemps ce qui est aujourd’hui pas toujours vrai pour certains modèles bas de gamme).

Ensuite, ces ampoules contiennent du mercure (très dangereux pour notre environnement s’il est rejeté sans traitement), qu’une lampe fluo-compacte transforme en vapeur en provoquant un rayonnement ultra-violet qui émettra une lumière blanche par conversion. Les fabricants indiquent d’ailleurs qu’il ne faut pas toucher directement les morceaux d’une ampoule fluo-compact cassée et d’aérer la pièce pour évacuer les vapeurs de mercure résiduelles.

Ensuite, leurs rayonnements électromagnétiques sont aussi critiqués par les scientifiques. Bien qu’ils aient été fortement réduits par les fabricants depuis l’introduction de ces lampes il y a environ une vingtaine d’années, ils présentent encore un risque théorique chez les personnes porteuses de prothèses médicales (pacemaker).

De plus, la qualité de leur éclairage (plus diffus que les ampoules à incandescence) et leur temps de démarrage sont encore des points négatifs pour les consommateurs. Gageons que les fabricants sauront très vite progresser pour remédier à tous ces points noirs en améliorant nos futurs éclairages…

Enfin côté emploi, l’Europe indique que malheureusement deux à trois milles emplois pourraient être menacés dans l’Union Européenne, les lampes basse consommation étant principalement fabriquées en Asie.



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