8 mai 2009

Google PowerMeter : Réaliser des économies d’énergie

Google devrait sortir bientôt un logiciel gratuit, « PowerMeter » capable de calculer en temps réel la consommation électrique de votre foyer ! En effet, Google indique simplement que si on ne peut pas mesurer sa consommation en électricité, on ne peut pas l’améliorer ! Ainsi, connaissez vous réellement l’impact énergétique de laisser la télévision allumée toute la journée ? Quel appareil électroménager utilise le plus d’énergie chaque mois ? etc …

Le logiciel « PowerMeter » devrait pouvoir vous aider à répondre à toutes sortes de questions pour vous aider à diminuer votre consommation électrique et lutter ainsi contre le réchauffement climatique. Sur le blog officiel de Google, une étude américaine démontre que la connaissance précise de la consommation du foyer entraîne une économie de 5 à 15% chaque mois. Par ailleurs, Google ajoute que pour six foyers qui économisent 10% d’électricité, on réduit les émissions de CO2 d’autant que si on retirait une voiture classique de la circulation !

PowerMeter se présente sous la forme d’un widget (iGoogle Gadget) à installer sur votre ordinateur Windows ou Mac, et qui vous indique votre consommation d’électricité en direct. Chose intéressante, non seulement vous connaissez la quantité d’électricité consommée par votre logement, mais vous pouvez aussi voir si votre voisin fait mieux que vous, le logiciel étant capable de comparer votre consommation d’électricité avec celle de votre voisinage !

Ce logiciel est actuellement en phase de développement et testé uniquement par les employés de Google. Certains d’eux estiment qu’ils économisent jusqu’à 3.000 dollars par an grâce au PowerMeter. Dans tous les cas, ce logiciel nécessite une collaboration avec les fournisseurs d’électricité avant d’être accessible au grand public. Mais le Directeur des initiatives pour l’énergie et le climat de Google.org, Dan Reicher, a confirmé à Reuters que le PowerMeter serait bientôt disponible aux Etats-Unis, en Europe et au Japon.

2 mai 2009

Chauffe-eau électrique : attention aux sous-marques !

Si vous envisagez de changer votre chauffe-eau électrique (ou aussi appelé cumulus électrique ou ballon d'eau chaude sanitaire), méfiez vous des sous-marques et fausses appellations de certains produits sur le marché, et exigez de votre installateur de plomberie sanitaires un modèle professionnel parmi les marques telles que : Atlantic, Ariston, De Dietrich, Thermor

La garantie des chauffe-eau électriques professionnels est au minimum de 5 ans pour la cuve et 2 ans pour les pièces détachées. Or on trouve sur le marché des produits dont la garantie est fortement diminuée (2 ans au lieu de 5 ans par exemple).

De même, un chauffe-eau indiqué « stéatite » n'a rien à voir avec un chauffe-eau « stéatite ACI » (Anode à Courant Imposé). Cette technologie permet, grâce à un thermostat électronique, une sécurité améliorée (anti chauffe-à sec), ainsi qu'une protection plus efficace contre la corrosion de la cuve, améliorant nettement sa durée de vie par rapport à un modèle classique. En outre, la régulation de température offre une protection contre les risques de bactérie comme la légionellose. Enfin, les produits vendu en grandes surfaces de bricolage (GSB) ou entrepôts discounts, sont le plus souvent importés hors de la zone euro et ne répondent pas toujours à toutes les exigences de qualité, de longévité et surtout d’économies d’énergie (épaisseur de l'isolation par exemple).

Alors certes, un chauffe-eau électrique de grande marque professionnel coute environ 2 à 3 fois plus cher que son équivalent en termes de contenance en grande surface. Vous vous dites donc que même si ce dernier tombe en panne, vous pourrez encore en acheter au moins un autre pour le même prix. A la rigueur pourquoi pas si vous êtes bricoleur. Mais pour ceux qui font appel à des professionnels, cela signifie pour eux de faire revenir prématurément quelqu’un avec à la clé à nouveau un cout d’intervention pour l’installation (où est alors l'économie, sans compter la perte de temps !). Mais dans tout les cas, le risque majeur qui pourrait arriver rapidement, reste la fuite du ballon (points de corrosion, mauvaise conception…) qui engendrerait un dégât des eaux dans votre logement…

Enfin, ces chauffe-eau premier prix pourraient bien vous donner des surprises à la lecture de votre facture d’électricité, leur consommation pouvant atteindre 50% de plus qu’un matériel de qualité.

Un chauffe-eau professionnel haut de gamme est souvent de « catégorie C ». Cette norme garantie des produits très performants selon plusieurs critères : le système ACI, la précision du thermostat, un voyant de chauffe, une faible charge thermique, une haute isolation, et surtout un coefficient « V40 » au minimum de 1,75. Ce dernier paramètre est l’un des plus importants lors du choix d’un chauffe-eau, car la capacité (le volume en litres) et/ou son prix, ne sont en effet pas les meilleurs critères de choix pour opter pour un appareil plutôt qu’un autre. Et très bizarrement, ce coefficient « V40 » n’est quasiment jamais indiquées les produits que l’on trouve en GSB (Grande Surface de Bricolage) ! Le « V40 » caractérise pourtant la capacité de production d’eau chaude pour la même consommation d’énergie. En fonction de son isolation et des performances des éléments qui le composent, un chauffe-eau peut donc produire un volume d’eau à 40°C plus ou moins important : un chauffe-eau de 200L possédant un V40 de 1,75 doit être capable de produire au minimum 1,75 fois son volume d’eau chaude à 40°C, soit 350L. Un modèle premier prix en GSB de 200L avec un V40 de 1,3, ça ne sera que 260L d’eau à 40°C pour la même consommation d’énergie.

Privilégier un matériel de qualité, certes plus onéreux à l'achat au départ, vous permettra d'avoir l'esprit tranquille pour longtemps, avec une consommation énergétique la plus économe. Un chauffe-eau non professionnel peut au final vous revenir bien plus cher en termes de consommation énergétique et/ou de remplacement prématuré ! Pensez-y lors de votre achat...

Plus d’informations techniques : Guide des chauffe-eau électriques.

PS20 : La plus grande tour solaire à concentration au monde

L’exploitation de la plus grande tour solaire au monde, la « PS20 » vient de débuter sur la plateforme de Solucar, près de Séville en Espagne. C’est la société espagnole Abengoa Solar qui a commencée son exploitation commerciale après une période d’essai de 3 jours de production.

La PS20 se compose d'un champ de 1 255 miroirs héliostats. Chaque héliostat, d'une superficie de 120m2, reflète le rayonnement solaire qu'il reçoit sur un récepteur situé au sommet d’une tour d'une hauteur de 160 mètres. Grace à la quantité important de chaleur concentrée, de la vapeur est produite afin d’alimenter une turbine qui fournira en sortie de l’électricité.

Durant la phase de test, la PS20 aurait dépassé toutes les prévisions en termes de puissance de sortie. Ceci semble valider tout le potentiel de la technologie à tour solaire thermique. La PS20 est une amélioration (plus grande efficacité du récepteur, diverses améliorations dans le contrôle des systèmes opérationnels, meilleur système de stockage de l'énergie thermique) de la tour solaire PS10 déjà en service. Avec une capacité de 20MW (le double de la PS10), la centrale solaire PS20 produira assez d'énergie pour alimenter 10.000 logements, en évitant l'émission d'environ 12.000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère par rapport à une centrale conventionnelle.

Réduire de 60% la consommation des bâtiments d’ici 2050

Les bâtiments résidentiels ou commerciaux sont responsables de 40% de la consommation d’énergie mondiale et leurs émissions de gaz à effet de serre sont supérieures à celles du secteur des transports. Selon une étude du World Council for Sustainable Development (WBCSD : Conseil Mondial des Affaires pour le Développement Durable), présentée à Paris le 27 avril dernier, il serait possible de réduire de 60% la consommation d'énergie du secteur mondial du bâtiment d'ici 2050 à condition de suivre une feuille de route articulée autour de 6 recommandations. Le WBSCD regroupe 200 entreprises internationales majeures, parmi lesquelles Bosch, Arcelor Mittal, EDF, Tokyo Electric Power Company, DuPont, GDF Suez…

Pour arriver à cette conclusion, le WBCSD a analysé pendant 4 années de recherche 6 zones (les Etats-Unis, le Brésil, la Chine, l'Europe, l'Inde, et le Japon), qui représentent à elles seules les deux tiers de la consommation d'énergie du bâtiment, à partir d'un modèle informatique prenant en compte des facteurs tels que le climat et l'architecture des régions concernées, en évaluant des millions de bâtiments existant ou à venir. Cette démarche a couté près de 15 millions de dollars et constitue l’étude la plus aboutie jamais menée.

Les 6 recommandations, s’articulant autour de moyens et choix financiers, techniques, comportementaux, et politiques, sont les suivantes :

  • Renforcement de la réglementation et des labels, pour plus de transparence et une meilleure information,
  • Incitations tarifaires et subventions pour stimuler les investissements en efficacité énergétique,
  • Encouragement des approches globales et innovantes au niveau de la conception,
  • Mise au point et utilisation de technologies avancées pour accompagner et encourager les comportements économes,
  • Développement des formations et filières de compétences nécessaires pour obtenir une main d’œuvre spécialisée en économies d’énergie,
  • Mobilisation de la société pour une prise de conscience générale autour des enjeux des économies d'énergie.

« Le marché ne pourra pas à lui seul introduire les changements nécessaires. La plupart des propriétaires et occupants de bâtiments ne sont pas assez informés sur la consommation d’énergie et ne s’en soucient pas suffisamment. Cette inertie est renforcée par les affirmations selon lesquelles les coûts sont trop élevés et les économies trop faibles. C’est pourquoi nous appelons à fournir un effort important, coordonné et mondial. Si nous pouvons faire cela, nous réduirons les émissions de gaz à effet de serre et stimulerons parallèlement la croissance économique » a déclaré Björn Stigson, président du WBCSD.

Hitachi : Une batterie Li-Ion ultra-dense pour nos voitures

La firme japonaise Hitachi annonce avoir mis au point une batterie au lithium-ion (Li-ion) la plus efficace au monde pour les véhicules automobiles électriques. En effet, cette batterie offrirait 70% de puissance de plus (4 500 Watts/Kg) que les batteries actuelles (50% de plus avec la prochaine génération qui entrera en production en 2010), avec une durée de vie supérieure à 10 ans, soit une longévité en hausse de 20%.

Cette nouvelle génération de batterie laisse augurer des perspectives très intéressantes pour les futures modèles de voitures électriques, avec plus d’autonomie et moins lourdes. Reste le problème des coûts de production encore très élevés pour ce type de batterie.