20 octobre 2014

DAAF : comment choisir et où installer correctement un Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée

Quelle marque ou modèle de DAAF choisir ? Combien de détecteurs de fumée ai-je besoin pour mon logement ? Quel est le prix des détecteurs de fumée ? Où installer le détecteur ? A compter du 8 mars 2015, tous les logements devront être équipés d’au moins un DAAF normalisé, c’est-à-dire conforme à la norme NF EN 14604 et muni du marquage CE.


Cette mesure s’applique à toutes les habitations, individuelles ou collectives, neuves ou anciennes. D'une manière générale, c’est le propriétaire qui a la charge d'installer le DAAF, et le propriétaire ou l’occupant du logement qui a la charge de l’entretenir et de le renouveler. Dans certains cas particuliers (logement saisonnier, logement de fonction, location meublée, logement foyer), cette charge incombe au propriétaire (voir réglementation : loi Morange n° 2010-238 du 9 mars 2010, décret du 10 janvier 2011, arrêté du 05 février 2013, et enfin loi Alur du 14 mars 2014).

Découvrez notre guide complet sur le DAAF.


Qu’est-ce qu’un DAAF ?

Un détecteur de fumée « DAAF » (Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée) est à la base un appareil de Détection Incendie (DI). Un DAAF est capable de détecter la présence de fumée et en même temps déclencher une sirène suffisamment puissante pour alerter ou réveiller les occupants d'une habitation afin qu'ils se mettent à l'abri du feu et surtout des fumées. Communément, on parle souvent de détecteur de fumée. Or un détecteur de fumée ne fait que détecter la présence de fumée et sans équipement complémentaire il ne sert à rien pour alerter d'un début d'incendie. Un DAAF est donc simplement un détecteur de fumée dans lequel a été rajoutée une sirène.

Inventés et commercialisés aux Etats-Unis dans les années 60, les Détecteurs Avertisseurs Autonomes de Fumée à usage domestique se développèrent ensuite dans de nombreux pays (Angleterre, Norvège, Finlande, Canada et Australie) qui furent les premiers à adopter des textes imposant le détecteur de fumée dans les habitations.

Un détecteur de fumée (DAAF) se présente sous la forme d'un petit boîtier généralement cylindrique composé d'un emplacement pour mettre une pile (alimentation par pile obligatoire fournie avec les détecteurs certifiés NF), d'une partie détection des fumées (invisible de l'extérieure), d'une partie alarme (sonore - sirène - et aussi parfois visuelle). Les piles sont soit à remplacer tous les 1 à 2 ans (piles alcalines), soit non remplaçables avec des piles lithium qui ont une durée de vie de l'ordre de 5 à 10 ans.

Il existe des détecteurs optiques (lorsque de la fumée est présente dans la pièce et pénètre dans la chambre optique du détecteur, celui-ci se déclenche) et des détecteurs de fumée équipés de chambre d’ionisation, c’est derniers étant interdits en France depuis novembre 2011.


Comment fonctionne un DAAF ?

Le DAAF intègre une chambre optique composée d'une diode envoyant un rayon lumineux, d'une cellule réceptrice sensible à la lumière et d'un écran situé entre la diode et la cellule réceptrice.

En l'absence de fumée aucun rayon lumineux n'atteint la cellule réceptrice. En revanche, dès que de la fumée pénètre dans la chambre optique, les particules qui la constituent réfléchissent des rayons de lumière en traversant le faisceau lumineux émis par la diode. Ces rayons atteignent alors la cellule réceptrice qui analyse la quantité de lumière reçue et au-delà d'un certain seuil envoie un signal de déclenchement à l'alarme.


Pourquoi détecter les fumées ?

Un français sur trois sera confronté à un incendie ! 1 incendie toutes les 2 minutes ! Les fumées tuent plus que les flammes et une exposition même brève peut entraîner des handicaps à vie. Les fumées se propagent en effet plus rapidement que les flammes et contiennent des gaz irritants et asphyxiants, comme le monoxyde de carbone ou le cyanure.

En France, ce sont environ 260.000 sinistres d’incendies d’habitation déclarés aux assurances par an, 10.000 victimes recensées, 800 décès (dont 80% sont dus à l’intoxication par les fumées et non par les flammes !), 70% des incendies se déclarent le jour mais 70% des décès dus aux incendies surviennent la nuit pendant la période de sommeil faute d’avertissement.

Il faut donc avertir au plus tôt les habitants d’un logement afin qu’ils puissent quitter rapidement les lieux et s'isoler du feu et des fumées : dans les pays où les DAAF sont généralisés, le nombre de victimes a été divisé par 2.


Quel détecteur de fumée choisir ?

Sur le marché de la protection incendie, un grand nombre d’offre est proposé aux particuliers. En général, les particuliers sont perdus au vu de la quantité d’offre proposée.

En outre, plusieurs enquêtes réalisées par le magazine 60 Millions de Consommateurs mettent régulièrement en lumière des faits inquiétants sur des détecteurs de fumées commercialisés qui ne seraient pas fiables. Lors de la dernière enquête, au total huit détecteurs autonomes avertisseurs de fumée ont été testés sur leur performance et leur efficacité de détection et seulement deux d’entre eux fonctionnent correctement. Trois de ces 8 modèles de détecteurs ne se sont même pas du tout déclenché au test de fumée !

Le prix d'un détecteur de fumée NF se situe autour de 20 euros, mais peuvent atteindre les 100 euros pour les modèles par exemple une pile lithium, la présence ou pas d'une grille anti-insecte (évitant les fausses alertes), d'un bouton pause, d’interconnexion avec un système d’alarme centralisée, etc…

Lors de l’achat, il faut avant tout vérifier que le produit comporte le logo CE (obligatoire) attestant la conformité de celui-ci à la norme EN 14604. Ce sigle doit toujours être accompagné d’un numéro qui permet d’identifier l’organisme indépendant qui a vérifié la conformité du produit (l’organisme français AFNOR est désigné par le numéro 0333).

Il est néanmoins conseillé de choisir un détecteur de fumée certifié « EN 14604 NF292 » ou « EN 14604 NF DAAF » (norme française). Un DAAF doté de la certification NF avec le logo associé « NF DAAF », véritable gage de conformité à la norme européenne NF EN 14604. Cette certification est délivrée par l'AFNOR, organisme indépendant assurant le contrôle régulier du marché et elle constitue une garantie supérieure de fiabilité et d’efficacité grâce aux contrôles réguliers mis en place (guide AFNOR sur les DAAF et les DAACO).

Avec la norme NF EN 14604, le nom, l’adresse du fabricant, la norme de référence, la date de fabrication ou le numéro de lot, la date de remplacement et les instructions à l’attention de l’utilisateur doivent être inscrits de manière indélébile sur le DAAF. Un signal spécifique pour la faiblesse des piles doit être présent et un bouton de test doit permettre de vérifier le fonctionnement du DAAF.

Avant de vous équiper (un logo pouvant s'imiter ou se copier !), vous pouvez contrôler et de façon très simple la liste des DAAF certifiés (pouvant se prévaloir du logo NF) régulièrement mise à jour par l'AFNOR (liste AFNOR des DAAF certifiés NF).

Un DAAF est à remplacer tous les 10 ans car comme tout produit électronique, il va « vieillir » et peut devenir moins fiable (on ne plaisante pas avec la sécurité des personnes !). Ainsi, il est recommandé de choisir un modèle équipé d’une pile lithium 10 ans qui, bien que légèrement plus cher à l’achat, ne vous demandera par la suite aucun remplacement de pile (parfois difficile d’aller chercher et de démonter en hauteur le DAAF !) et moins d’entretien, et donc bien moins coûteux sur le long terme.

Il existe enfin 2 types de DAAF :
  • indépendants : si vous habitez un logement ou un appartement inférieur à 80m2 et sur un niveau, le détecteur de fumée indépendant est suffisant.
  • interconnectables : si votre habitation est d’une surface importante ou sur plusieurs niveaux, pour augmenter la protection, il est possible d’interconnecter les détecteurs de fumée ; ainsi si un détecteur de fumée détecte une fumée, il transmet l’alerte à l’ensemble des détecteurs interconnectés du logement déclencherons leur alarme pour vous permettent d'être prévenus si le feu se déclare dans une pièce éloignée de celle dans laquelle vous vous trouvez.

Notre recommandation pour une maison : choisir plusieurs détecteurs interconnectables, équipés d’une pile lithium 10 ans, certifiés NF DAAF. Nous vous conseillons ainsi le modèle de qualité professionnelle Legrand DAAF Communiquant Radio réf. 0 405 18 (qui intègre la possibilité d’interconnecter jusqu'à 10 détecteurs).

A nouveau, nous vous recommandons de ne pas hésiter à investir dans la qualité. Le prix influence souvent l’achat. Mais quel prix a votre vie et celle de votre famille ? « Un appartement ou une maison, ça se reconstruit, pas un enfant ! ». Sur les questions de sécurité domestique, le prix ne doit pas être le critère principal. C’est la qualité et le bon fonctionnement du produit qui est primordiale, sachant qu’un détecteur de fumée de qualité vous permettra d’avoir moins d'alertes incendie inappropriées.

Enfin comme le rappelle la DGCCRF, accrocher un détecteur ne nécessite aucune intervention particulière : « il n’existe pas d’installateurs mandatés ou agréés par l’État (…) un DAAF peut-être installé par l’occupant du logement ». Attention donc au pseudo professionnel du secteur qui essayerait de vous convaincre du contraire afin de vous facturer une intervention.


Qui doit faire installer un DAAF ?

Les locataires sont dispensés de l’achat d’un détecteur de fumée. Ce sont en effet leurs propriétaires-bailleurs, qu’ils soient privés ou sociaux, qui doivent s’en charger, la loi distinguant alors 2 cas de figure :
  • si le logement est vide, le propriétaire doit installer un détecteur de fumée. Il doit ensuite s’assurer de son bon fonctionnement lors de la rédaction de l’état des lieux avec un nouvel occupant ;
  • si le logement est occupé au moment de l’entrée en vigueur de la loi le 8 mars 2015, le propriétaire a deux options : il peut « fournir » un détecteur à son locataire ou lui rembourser l’achat d’un détecteur. Mais il n’a pas l’obligation d’effectuer la pose. Le propriétaire a intérêt à faire signer par le locataire un document attestant qu’il lui a bien fourni un détecteur. S’il lui rembourse l’achat de l’appareil, il doit pouvoir exiger une facture.

Lors de la réalisation de l’état des lieux, le locataire et le propriétaire doivent vérifier le bon fonctionnement du détecteur. Une nouvelle rubrique sera vraisemblablement créée à cet effet dans le modèle type d’état des lieux en cours de révision.


Où et comment installer un DAAF ?

Aucune habitation ne ressemblant à une autre (distribution des pièces, superficie, un ou plusieurs niveaux...) il est pratiquement impossible de définir une solution unique. Néanmoins quelques principes ou règles et un peu de bon sens doivent permettre de faire les bons choix d'implantation pour son ou ses détecteurs de fumée.

La loi impose d’installer un seul appareil par logement quel qu’en soit la superficie et le nombre d'étages. Est-ce suffisant pour la sécurité de votre habitation ? Oui, pour un studio, une chambre étudiante, un petit logement. Évidemment, pour des raisons d’efficacité maximales, il convient d’établir un nombre de DAAF en rapport avec la superficie du logement. Ainsi pour les habitations à étage, il est recommandé d’installer au moins un détecteur à chaque niveau du logement et par tranche de 70m², en les plaçant de préférence à proximité de l’escalier.


Le DAAF doit avant tout réveiller les occupants d’un logement la nuit. Il doit donc séparer les zones de risque (cuisine, salon) des zones de repos (chambres) et être installé à moins de 3m des chambres pour que son alarme puisse réveiller les personnes durant leur sommeil. Si les chambres sont séparées, il est primordial de toutes les munir d’un DAAF.

Un DAAF, bien que pouvant aussi être fixé sur un mur, doit être plutôt positionné solidement au centre d’un plafond car la fumée étant plus chaude que l'air ambiant elle monte et s'accumule en partie haute de la pièce. Si le plafond est incliné, le détecteur doit être fixé à au moins un mètre du point le plus haut. Au plafond, Il est possible de se décaler vers les murs sans jamais s'approcher à moins de 60cm de ceux-ci. Lorsque la fixation au plafond est impossible (présence d’un plancher chauffant par exemple), il convient de le positionner sur un mur de 15 à 30 cm en dessous du plafond (solution à ne pas privilégier ou systématiser).

Dans les couloirs d'une longueur supérieure à 10 mètres, il faut implanter au moins 2 DAAF en répartissant les détecteurs le plus régulièrement possible en privilégiant les zones à proximité des chambres et des escaliers.

En résumé, par ordre croissant de sécurité, les règles d’implantations sont les suivantes :
  • avec un seul DAAF, quel que soit la surface ou le nombre d’étage de l’habitation, il faut positionner le détecteur au plus près des chambres principales,
  • il faut installer un DAAF dans chaque couloir à proximité de chaque zone de couchage,
  • il faut installer un DAAF à chaque étage (incluant le sous-sol) en haut des escaliers,
  • il faut installer un DAAF dans chaque salle à manger, salon, bureau,
  • et dans l’idéal, il faut installer un DAAF dans chaque chambre.

Une fois la mise en conformité effectuée de votre habitation, il faut en informer l’assureur du logement. Il suffit d’envoyer à son assureur une attestation d'installation, en joignant au besoin la facture d'achat, sachant que certaines compagnies d’assurances octroient parfois alors une petite réduction symbolique des primes d'assurance.



Les emplacements à éviter :

Il est important de placer un DAAF à l’écart des sources de vapeurs ou de l’humidité (cuisine, salle de bains, sauna …) et de fumées (garage un véhicule y est démarré, fumées de cuisson, salon réservé aux fumeurs …) afin d’éviter tout déclenchement intempestif. Il ne faut pas installer un détecteur de fumée dans une pièce dont la température peut descendre en dessous de 4°C et monter au-dessus de 37°C (ex. grenier, combles non aménagés ou isolés), à moins d’un mètre d’une ventilation de plafond, d’une entrée d’air pouvant véhiculer des poussières, dans une chaufferie, à moins de 40cm (voir 1,50m) de néons car l’allumage électronique peut également déclencher le détecteur, et dans un endroit trop poussiéreux.

Enfin, il est interdit d’installer des détecteurs dans les parties communes des immeubles collectifs d’habitation afin d’éviter que le déclenchement d’une sirène incite les habitants à sortir de leur logement, car si l’incendie a démarré en-dessous de chez eux, ils risqueraient de s’exposer aux fumées au lieu de rester calfeutrés en attendant les secours. En revanche, le local poubelles doit disposer de portes coupe-feu, ainsi que pour les escaliers desservant les sous-sols, afin de contenir l’incendie et éviter qu’il ne propage.


Comment entretenir et vérifier son DAAF ?

Les détecteurs sont faciles à installer et aussi à entretenir. Il faut donc se méfier de certains démarcheurs ou sociétés qui voudraient vous vendre des packs sécurité (hors de prix !) incluant la maintenance de votre DAAF !

Si vous n’êtes pas en mesure de le faire vous-même, mieux vaut solliciter un parent, un ami, un voisin ou votre concierge.

Une fois posé, il faut s’assurer régulièrement du bon fonctionnement de l’appareil (et surtout du niveau de pile) en appuyant sur le bouton de test ou en regardant le voyant et se conformer aux instructions du fabricant. Une à deux fois par an faire un essai réel à l'aide d'une bombe aérosol de test ou éventuellement avec la fumée d'une bougie que l'on éteint.

Environ tous les mois nettoyer délicatement les fentes latérales (passage de la fumée) à l'aide d'un aspirateur muni d'une brosse, ces orifices ne doivent jamais être obstrués sinon la fumée ne peut pas pénétrer à l'intérieur du détecteur et celui-ci devient inopérant.

L’entretien du détecteur incombe à l’occupant. C’est donc le locataire qui doit remplacer la pile lorsqu'elle arrive en fin de vie et nettoyer régulièrement l’appareil avec un coup d’aspirateur ou un chiffon humide. Le locataire doit aussi assurer, si nécessaire, le renouvellement de l’appareil tant qu’il occupe le logement.

Pour les DAAF équipés d’une simple pile, la changer tous les ans avec des piles alcalines.

Enfin tous les 10 ans, remplacez vos DAAF !


Que faire quand l’alarme du DAAF se déclenche ?

Installer un DAAF c’est bien, mais il ne faut pas ensuite attendre que l’alarme se déclenche pour se demander quoi faire ! En complément du détecteur de fumée, il est aussi important de connaitre les consignes à suivre en cas de début d'incendie afin d'éviter la panique et les mauvaises réactions en découlant.

Si vous êtes endormi et que l’alarme de votre détecteur vous réveille, il faut évacuer rapidement le logement en rejoignant la sortie la plus proche sans jamais utiliser l’ascenseur, en prenant soin de fermer (pas à clé) la porte de la pièce en feu et celle du logement derrière vous. Certaines notices de DAAF conseillent d’analyser la situation pour voir si on est en mesure d’éteindre le feu. Effectivement, s’il démarre sous vos yeux, vous le verrez avant que l’alarme ne sonne. Dans la journée, il est en effet possible d’éteindre un feu dans la cuisine par exemple. Mais si l’alarme résonne, c’est qu’il y a déjà des fumées, et il ne faut avoir qu’un seul réflexe, évacuer et mettre en sécurité sa famille. Ensuite il faut appeler les pompiers en composant le 18 ou le 112 en répondant calmement aux questions des pompiers.

Si les détecteurs sont bien installés, vous avez le temps d’évacuer dans une maison. En revanche, si vous habitez dans un immeuble et que le feu se déclare dans le bâtiment au-dessous ou sur le palier de votre logement, vous pouvez avoir intérêt à ne pas évacuer : dans ce cas, vous fermez les portes et mettez des linges mouillés au bas de celles-ci, vous couvrez votre nez et votre bouche avec un linge humide et vous allez à la fenêtre sans l’ouvrir pour que les secours vous voient. En cas de fumée dans la pièce, baissez-vous vers le sol (la fumée envahit d’abord des parties hautes) : il ne faut surtout pas traverser les fumées (risque d’asphyxie et de mort).

Pour que l’évacuation soit réussie il faut aussi s’y préparer en s’entraîner à évacuer avec sa famille. Votre famille doit se familiariser avec le son de l’alarme en appuyant sur le bouton-test pour la faire écouter. Il est également recommandé de s’entraîner régulièrement avec tous les membres de la famille à évacuer les locaux le plus rapidement possible en cas d’alerte au feu, en particulier avec les enfants qui ont tendance à se cacher lorsqu'ils ne savent pas quoi faire. Il suffit de dessiner par exemple un plan de la maison qui décrit pour chaque membre de la famille au moins deux possibilités de sortie de chaque pièce du logement. Leur expliquer la marche à suivre (on n’emporte rien, on ne revient pas en arrière…) et éventuellement leur désigner un point de rassemblement.


Comment éviter les risques d’incendies et les précautions à prendre ?

L’installation d’un DAAF ne doit pas faire oublier de rester vigilant avec des gestes simples pour éviter un incendie :
  • éteindre complètement les cigarettes et ne pas fumer au lit,
  • tenir les allumettes et les briquets hors de la portée des enfants (qui ne doivent jamais rester seul à la maison),
  • ne pas laisser de casseroles, de poêles ou des plats sur le feu sans surveillance (attention aux appels téléphoniques durant la cuisson qui peuvent faire perdre la notion du temps),
  • laisser les produits inflammables loin d’éléments pouvant être chauds : radiateurs, ampoules, plaques chauffantes …,
  • ne pas raviver un feu ou les braises d’un barbecue avec de l’alcool ou de l’essence,
  • ne pas laisser les appareils électriques en veille,
  • brancher si possible un seul appareil par prise électrique pour éviter les surcharges,
  • avoir au moins un extincteur chez soi,
  • faire régulièrement vérifier ses installations électriques (un incendie sur 4 est dû à une installation électrique défectueuse), de gaz et de chauffage (notamment les inserts et les cheminées au bois),
  • faire ramoner à minima une fois par an les conduits et les cheminées par des professionnels qualifiés



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