5 janvier 2014

Le poêle à bois « étanche » : que des avantages !

Parmi les ventes de poêles à bois déjà nombreuses, une catégorie tant de plus en plus à se développer et à faire parler d’elle. Il s’agit des poêles à bois dits « étanches » qui tendent certainement à devenir « la norme » dans quelques années.

Un poêle étanche, constitué d'une enveloppe hermétique dont les fuites d'air sont réduites au maximum, contrairement à un poêle à bois « classique » ne prélève pas l’air comburant (servant à la combustion du bois) dans la pièce où il se situe, mais va chercher l’oxygène à l’extérieur du volume chauffé (extérieur, vide sanitaire, cave ventilé, garage) via un conduit lui aussi « étanche ».

L’air est soit véhiculé par un conduit uniquement dédié à l’air de combustion, ou bien par un conduit concentrique (à la manière d'une ventouse de chaudière gaz) comprenant un tube intérieur évacuant les fumées, le conduit extérieur apportant quant à lui l’air comburant jusqu'au foyer (ex. système PGI chez Poujoulat). La technologie concentrique permet aussi de créer une lame d’air qui assure l’isolation du conduit, améliore la combustion et augmente le rendement de l’appareil : l’air de combustion acheminé en partie annulaire vient en effet s’échauffer au contact de la paroi véhiculant les fumées et participe ainsi à l’amélioration de la combustion et au gain significatif de rendement de 10% en moyenne !



Contrairement au poêle à bois « classique », l’utilisation d’un poêle étanche permet :
  • d’éviter des courants d’air en limitant l’arrivée d’air froid dans le logement tout en prélevant pour la combustion de l’air déjà réchauffé !
  • de limiter ainsi les pertes d’énergie ;
  • d’augmenter le rendement du poêle ;
  • d’améliorer le confort thermique ;
  • d’améliorer la qualité de l’air en limitant le rejet de poussières et d’odeurs de fumées.


Ainsi, même si ce type de poêle est encore plus cher à l’achat qu’un poêle classique, la différence de coût sera très vite rentabilisée par les économies d’énergies engendrées sur le combustible et sur le confort intérieur du logement.

Il préserve aussi l’étanchéité à l’air du bâtiment notamment pour les maisons BBC ou passives. Il est aussi recommandé pour les logements équipés d’une ventilation simple ou double flux, qui peuvent poser des problèmes de tirage sur les poêles classique par la mise en dépression du bâtiment.

La prise d'amenée d'air comburant doit être située soit directement à l'extérieur, soit dans un local ou un espace ventilé sur l'extérieur :

  • dans le cas où la prise d'amenée d'air comburant est située directement sur l'extérieur, elle doit, dans la mesure du possible, être placée face aux vents dominants ;
  • dans le cas où la prise d'amenée d'air comburant est située dans un local ventilé sur l'extérieur, il faut s'assurer de ne pas prélever de l'air pollué ;
  • un vide sanitaire est considéré comme ventilé si la section totale libre des ouvertures exprimées en cm² est au moins égale à 5 fois la surface au sol du vide sanitaire exprimée en mètres carrés (m²).



L'amenée d'air comburant doit présenter une section au minimum égale au quart de la section du conduit de fumée avec, dans tous les cas, un minimum de 200cm² de passage d'air libre. Elle doit être protégée par une grille facilement démontable de façon à permettre son nettoyage régulier, avec un maillage (espace libre de passage de l'air) supérieur à 3mm. Si l'amenée d'air comburant traverse un mur extérieur avec une cloison de doublage, cette traversée doit être réalisé de façon étanche, tout en respectant les distances de sécurité avec des matériaux combustibles et la paroi extérieure du conduit si l'amenée d'air est véhiculée par un conduit concentrique (10cm avec l'utilisation du système Poujoulat PGI et la coque isolante « Coqisol »). Enfin, si l'amenée d'air comburante est équipée d'un conduit, les parties de celui-ci soumises au rayonnement du foyer doivent être réalisées en matériaux incombustibles (classement M0).

Concernant la sortie des fumées, elle peut-être elle aussi facilitée car elle n’est plus soumise à la norme qui l’oblige à dépasser notamment de 40cm du faîtage de la toiture. Elle peut même dans certains cas sortir directement en façade du bâtiment. Dans ce cas, avec le poêle juste positionné derrière le mur, il faut respecter les éléments suivants :
  • la sortie des fumées doit être à plus de 2m de hauteur ;
  • la sortie des fumées doit se trouver à plus de 2m de distance de tous ouvrants ou entrées d’air (ventilation) ;
  • la sortie des fumées doit être à plus de 3m de face d'un mur de clôture ou d'une haie, et à plus de 1m d'un mur en angle.


Attention, il n’existe malheureusement pas encore de label pour les poêles étanches, et très peu de modèles sont certifiés par un avis technique du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) comme étant étanche. Ainsi bon nombre de produits pourtant présentés comme « étanches » ne sont en réalité pas certifiés car il existe à l’heure actuelle que très peu de références bénéficiant d’un « vrai » avis technique du CSTB (chez Palazzetti, Jotul, et Cogra).

Enfin un poêle ne sera véritablement  étanche et apportera tous ses avantages que si l'installation dans sa globalité, y compris les conduits, est elle aussi étanche (donc choisir des conduits avec avis technique).


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