22 septembre 2013

Le disconnecteur : dispositif indispensable et obligatoire

La réglementation, issue notamment du règlement sanitaire départemental, impose qu’une installation de chauffage ne puisse polluer le réseau d’eau potable public ou un réseau privé collectif en amont, destinée donc à la consommation humaine, par un quelconque retour d’eau polluée vers ce dernier. 


Ceci pourrait, en particulier, se produire au niveau du système de remplissage de l’installation. Or le circuit de chauffage contient en effet de l’eau non potable, voir potentiellement fort dangereuse pour la santé, avec un mélange de boues, de produits chimiques (inhibiteur de corrosion), d’antigel, mais aussi potentiellement de bactéries …

L’article 16.7 du règlement sanitaire départemental présente les installations de chauffage comme circuits à risques pour les réseaux de distribution d’eau potable. A cet effet, l’installation ne doit pas pouvoir être en relation directe avec le réseau d’eau potable. En effet, le retour d’eau (c’est-à-dire la circulation inversée du fluide de l’installation vers le réseau) est responsable de 20,6% des cas de pollution (extrait d’une étude menée sur 82 départements entre 1986 et 1988). Le propriétaire de l'installation polluante, lors d’une pollution du réseau, sera civilement et pénalement responsable (Règlement Sanitaire titre 1 art.16).

Ce même règlement sanitaire départemental prévoit à l’article 16.3 qu’il faut donc prévoir une coupure ou un bac de disconnexion entre le réseau d’eau potable et le circuit fermé de l’installation de chauffage. Les ensembles de protection contre les retours d’eau sont définis dans la norme NF EN 1717. Pour les installations de chauffage à simple échangeur d’une puissance calorifique inférieure à 70kW, ce dispositif s’appelle un disconnecteur, à zone de pressions réduites non contrôlable (type CA). Pour les chaufferies dont la puissance est > 70 kW, l’appareil mis en place est un disconnecteur à zones de pression réduites contrôlables (type BA). Quel que soit leur type, un disconnecteur doit avoir un agrément NF antipollution.

Sur les chaudières murales, ce dispositif est généralement fourni en standard, intégré à l’appareil. Sur les autres générateurs (chaudière biomasse, pompe à chaleur, chaudière au sol …), il est nécessaire d’ajouter le disconnecteur. La mise en place de ce dispositif incombe à celui qui installe le générateur de chaleur, même en cas de remplacement de chaudière. Pour assurer le remplissage de l’installation (ainsi que pour éviter de fatiguer les clapets par une pression continue), le disconnecteur dispose d’une vanne d’isolement à minima en amont et d’une vanne en aval.




Le principe du disconnecteur est de permettre l’ouverture d’une soupape à l’air libre (disconnexion) située entre 2 clapets anti-retour. Lors d’un retour d’eau anormale en amont (siphonnage ou chute de pression) pouvant par exemple arriver dans le cadre de travaux sur le réseau publique, ou dans le cas d’une pression anormalement élevée dans le réseau de chauffage avec un clapet amont fuyard, la soupape s’ouvre empêchant tout retour d’eau.


1 - Remplissage
Le clapet amont est ouvert. Le clapet aval est ouvert. La soupape de décharge est fermée. L’eau s’écoule et il y a remplissage de l’installation de chauffage.

2 - Arrêt du remplissage
Le clapet amont est fermé. La soupape de décharge est fermée. Le clapet aval est fermé. L’eau  ne s’écoule plus les robinets amont et aval sont fermés.

3 - Surpression en aval ou dépression du réseau d’eau potable
Le clapet amont se ferme. Le clapet aval se ferme. La soupape de décharge s’ouvre mettant à l’atmosphère la chambre intermédiaire, l’eau s’écoule. Le même phénomène se produit également dans le cas de fuite sur le clapet aval.




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