31 janvier 2009

Des ampoules LED performantes et économiques

Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont mis au point une nouvelle génération d’ampoules à LED qui serait 12 fois plus efficace qu’une lampe à incandescence classique et 3 fois plus que les ampoules à basse consommation (Lampe Fluo Compacte - LFC), pour un prix d’environ 2 € (soit 10 fois moins que les prix actuels).

Ces LED, contrairement aux ampoules fluorescentes classiques, donne une lumière brillante instantanément, et leur durée de vie seraient de 100.000 heures soit presque 12 ans si elles étaient allumées en continu. De plus, elles n’utilisent aucun matériau toxique. Les chercheurs ont utilisé comme semi-conducteur le nitrure de gallium, dont l’université a réussi à réduire drastiquement les coûts de production par une nouvelle méthode.

Des prototypes seraient déjà en production par certains fabricants et les premières ampoules équipées de ces LED performantes et bon marché pourraient être commercialisées d’ici à deux ans.

27 janvier 2009

Nos poubelles : des mines d’or sous exploitées !

Chaque Français produit chaque année en moyenne environ 360 Kg de déchets dont 70 kilos sont constituées de matières organiques (qui pourraient être utilisées pour se transformer en compost), mais aussi 50Kg de papiers (magazines, journaux, publicités...), 50 Kg d'emballages en verre et 40Kg d'emballages en plastique, qui peuvent être facilement valorisés par le recyclage. Car les déchets sont en France un véritable problème : gouffre financier pour les contribuables pour leur gestion, et taux d'incinération ou de mise en décharge encore bien trop élevé. Or même si la réduction à la source est la meilleure des solutions pour éviter l'engorgement des poubelles, le recyclage est aussi une manière de valoriser les déchets et de leur donner une seconde vie, car aujourd’hui seulement 20% de nos déchets sont recyclés.

En France, la majorité des centres commerciaux accueillent aujourd'hui des bornes de collecte en libre service pour déposer ses piles et batteries usagés. Elles contiennent de nombreux métaux lourds, très nocifs pour notre environnement et notre santé. Or jusqu’à 65% de ces métaux peuvent être réutilisé pour l'élaboration de nouveaux produits comme des pièces automobiles, des canettes, des vélos, des clés et bien entendu de nouvelles piles.

Moins de 30% des emballages plastiques sont recyclés en France. Or ces produits dérivés d’une denrée de plus en plus rare qu’est le pétrole, peuvent être facilement recyclés. On trouve différents types de plastique, dont les plus utilisés pour les emballages sont le PET (polyéthylène téréphtalate), plastique transparent utilisé notamment pour les bouteilles contenant des boissons et le PEHD (polyéthylène haute densité), opaque et utilisé pour les détergents et autres bouteilles de lait. Le PET est réutilisé pour fabriquer notamment des textiles, comme des gants, des couettes ou des polaires. Le PEHD est quant à lui transformé en tuyau, des bancs publics, des bacs de collecte… Une tonne de PET recyclé équivaut à 0,61 tonne de pétrole brut économisé et près de 11 MWh d'énergie.

L’aluminium est une matière très précieuse qui peut se recycler à l’infini. Il est donc très important de bien trier les emballages en aluminium. Ce métal peut être recyclé à 100 % et indéfiniment sans perdre ses caractéristiques physiques. Or en France, seulement environ 30% des emballages en aluminium sont recyclés. Le recyclage de l’aluminium permet d'économiser 95 % d'énergie nécessaire à sa fabrication : 1 tonne d'aluminium recyclé équivaut à 2,44 tonnes de bauxite, 1 m3 d'eau et plus de 26 MWh d'énergie !

Même usagés, les pneus peuvent avoir une seconde vie. Il conserve encore de nombreuses qualités qui le rendent réutilisable sous d'autres formes. Ainsi, on les retrouve transformés sur les d'aires de jeux pour enfants en revêtement de sol amortissant, en gazon synthétique utilisé dans les stades de foot ou les pistes d'athlétisme et les courts de tennis, ou bien reconditionnés en nouveaux pneus.

L'acier, que l’on rencontre par exemple avec nos boîtes de conserve, est le matériau le mieux valorisé en France avec un taux de recyclage qui atteint les 99 %. Ceci est en grande partie du au fait que l’acier de part sa composition en fer, est très facile à trier automatiquement (contrairement au papier, au plastique, ou au verre qui demande encore du tri manuel) par de simples aimants au centre de tri. Environ 60% des produits en acier que nous utilisons (des pièces de monnaie aux boîtes de conserve) sont composés d'acier recyclé. Ainsi avec une tonne d'acier recyclé, il est possible de fabriquer 1,4 voiture, 19 chariots de supermarché ou encore plus 1.200 boules de pétanque, en économisant 1,92T de minerai de fer, 11m3 d’eau, 0.63T de charbon et plus de 26 MWh d'énergie !

Un panneau solaire 3 en 1 !

Voici un ingénieux dispositif solaire du nom de « Photensity » que vient de présenter la société américaine BrightPhase basée à Denver dans le Colorado. Ce sytème 3 en 1 peut exploiter l’énergie solaire de trois manières différentes et permet donc d’être à la fois une installation solaire photovoltaïque, solaire thermique et accessoirement aussi un puits de lumière.

Des cellules solaires (d’un rendement d’environ 20%) captent tout d’abord la lumière pour produire de l'électricité. Ensuite, un tube rempli de liquide s'occupe de capturer l'énergie thermique du soleil. Enfin, les cellules solaires peuvent devenir amovibles comme un store vénitien et laisser entrer la lumière naturelle du soleil dans une pièce.

Parc photovoltaïque français : +150% en 1 an !

Le marché français du solaire photovoltaïque aurait presque triplé en 2008. C’est ce qu’annonce les syndicats des Energies Renouvelables (SER) et des professionnels du solaire photovoltaïque (SOLER). Ainsi à fin 2008, le parc photovoltaïque cumulé installé en France a atteint 175 MW contre 70 MW fin 2007.

Les panneaux photovoltaïques ont essentiellement été implantés sur les toitures des particuliers (80 % des installations), qui bénéficient toujours d’un tarif d’achat avantageux et d’un crédit d’impôt. Mais 2008 a été également l'année des premières installations sur de grandes toitures (centres commerciaux, hangars, …) et des premières centrales au sol. Le marché devrait encore progresser avec les dernières mesures gouvernementales de simplification des démarches pour les particuliers (article), désireux d'installer des toitures photovoltaïques.

Premières mesures énergétiques d'Obama

A peine une semaine après son investiture, Barack Obama prend déjà ses premières mesures énergétiques en vue de réduire la dépendance pétrolière de son pays.

Ainsi les véhicules neufs devront à partir de 2011 se soumettre à de nouvelles normes de consommation de carburant (pas plus de 15 litres au 100 Km). Avec cette hausse de 40% sur l'efficacité des voitures et des camions, les Etats-Unis devraient pouvoir économiser 2 millions de barils de pétrole chaque jour, soit près de la totalité du pétrole que les USA importent depuis le Golfe persique. En outre, au regard de la crise financière que subie les Etats-Unis, le président a indiqué qu’il veillera à ce que les voitures économes de demain soient fabriquées sur le sol américain.

Ensuite, la Californie, qui souhaitait obtenir le droit d'imposer aux constructeurs des normes de pollution plus strictes que les normes nationales, vient d’obtenir gain de cause auprès de Barack Obama (contrairement à l’ancienne administration Bush) qui a demandé à l'Agence de Protection de l'Environnement (EPA) d'examiner favorablement la proposition californienne, qui prévoit une réduction de 30 % des émissions de polluants autorisées pour les véhicules en 2016.

Pour le président américain, l'économie de l'énergie représente un gisement de 460 000 emplois, et près de 2 milliards de dollars d’économies qui seront réalisées grâce au renforcement de l'efficacité énergétiques dans 75% des bâtiments fédéraux.

Le « Greenwashing » : Kezako !

Le « greenwashing » ou éco-blanchiment, est une technique de marketing qui consiste à donner abusivement à l'opinion publique une image écologique et responsable à un produit, une marque, une entreprise…, alors qu’en réalité les produits sont polluants ou le bilan écologique est négatif pour l’environnement. Valoriser les propriétés écologiques des produits ou services qui ne sont pas réellement en rapport avec la vraie qualité du produit et du service permettent de blanchir son image et de gagner des consommateurs pensant agir pour l’environnement.

En outre, en donnant une image « verte » à des entreprises, des services et des produits qui ne le sont pas, ce "blanchiment écologique" minimise et banalise la nécessité impérative de changer nos comportements de consommation, et participe directement à la désinformation des consommateurs, contrecarrant les efforts importants de sensibilisation faits en ce sens par les associations et les pouvoirs publics comme l’ADEME.

L’émission culte « Culture Pub » décortique pour nous dans ce reportage du 22 décembre dernier les techniques de la publicité verte. Ne soyez plus dupes… !




Les grands industriels se mettent au solaire !

De plus en plus d'entreprises optent pour une installation solaire photovoltaïque sur leurs toits. Ainsi, la célèbre firme automobile italienne Ferrari a dévoilé le 20 janvier dernier, une installation solaire de plus de 1000 panneaux photovoltaïques sur le toit de son usine de Maranello afin de réduire l'impact environnemental de ses activités de production. Le système photovoltaïque sera capable de générer plus de 210 MW/h d'électricité par an. Une installation de tri-génération viendra compléter le dispositif, ce qui permettra à l’usine de couvrir la quasi-totalité de ses besoins en électricité.

La filiale italienne de Michelin, pour un budget de près de 50 millions d’euros, va entreprendre l’installation sur le toit de son site industriel de Cuneo dans le Piémont de 147.000 m² de modules photovoltaïques mixtes qui produiront une puissance électrique totale de près de 10 millions de kW/h par an. Cette énergie propre permettra d’alimenter en électricité 2 000 habitants et d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 1 200 tonnes de CO2 par an.

Lithographix, une grosse société d'impression californienne, a décidé elle aussi d’équiper le toit de son usine sur plus de 23.000 m², en coopération avec l'intégrateur solaire "ThinkSolar", une filiale de l'allemand SolarMarkt (voir photo ci-contre). L'installation solaire, d’une capacité de 650 kW, est prévue pour fournir environ 30% des besoins énergétiques de Lithographix.

Enfin en France, ce n’est pas à proprement parlé une entreprise industrielle, mais depuis novembre dernier, une gare « solaire » est en train de voir le jour pour le RER de la ligne A. La SNCF et la Région Ile-de-France ont décidé, pour un budget de 3,2 millions d’euros, de mener pour la gare RER d’Achères-Ville, une opération pilote de haute qualité environnementale (label HQE). Une membrane photovoltaïque de 175m² devrait permettre de produire sur place 25% de l’énergie consommée par la gare. En plus de cette membrane photovoltaïque, deux panneaux solaires seront également installés sur le toit de la gare. Ces derniers seront utilisés pour le chauffage de l’eau sanitaire. En outre, la chaudière au fioul sera remplacée par une pompe à chaleur air-eau avec double flux réversible (rafraîchissement des locaux en été, chauffage en hiver, en supprimant les émissions polluantes), le solaire sera également utilisé pour éclairer le tunnel souterrain reliant les deux quais de la gare (captage de la lumière extérieure et canalisation par réflexion jusque dans le tunnel), et les chasses d’eau des nouveaux sanitaires seront alimentées par la récupération des eaux pluviales. Ainsi, la nouvelle gare d’Achères-Ville devrait consommer 64% d’énergie en moins. Ses émissions de gaz à effet de serre seraient réduites de 84% (soit l’équivalent de 90 000 km en voiture).

Semaine du développement durable du 1 au 7 avril 2009

C’est pendant cette période que se déroulera la traditionnelle semaine du développement durable. Le ministère du développement durable vient d’annoncer que cette année, cette semaine sera consacrée à la consommation durable et au geste citoyen. Le ministère appelle à des initiatives pour des « économies en consommant autrement », et donne des exemples concrets qui, malgré le contexte économique difficile, démontrent qu’il est possible de faire rimer économie et actions quotidiennes favorables au développement durable :
  • Privilégier les fruits et légumes de saison
  • Renouveler les produits ménagers en privilégiant les écorecharges
  • Adopter une conduite apaisée ou préférer les transports en commun
  • Equiper sa maison d’ampoules basse-consommation
  • Choisir des produits éco-labellisés...
Plus d’info sur le site du Ministère du développement durable.

L’Eco-PTZ non cumulable avec le crédit d’impôt

L'éco-prêt à taux zéro qui doit voir le jour prochainement, après publication du décret d'application en cours de préparation (article). Malheureusement, contrairement à ce qui avait été annoncé dans le projet de loi, les députés et les sénateurs n’ont pas validé la semaine dernière un amendement du gouvernement visant à rendre cumulable l’Eco-PTZ et le crédit d’impôt. L’article a par conséquent été supprimé.

Selon les sénateurs à l’origine de la suppression de l’article, le cumul des deux avantages aurait concentré les avantages fiscaux sur une catégorie de ménages les plus aisés et donc les plus à même de réaliser des travaux d’amélioration énergétique.

Les télévisions SONY vont devenir « écolo » !

Sony a en effet présenté au CES International 2009 de Las Vegas le 7 janvier 2009 dernier sa nouvelle gamme de téléviseur "Bravia Eco HDTV" ou série VE5, dont la consommation électrique a été réduite de 40% par rapport aux téléviseurs LCD classiques, qui sera mis en vente en février 2009 au Japon puis en été 2009 aux Etats-Unis.

D'après Sony, cette télévision ne consomme que 153 W alors que les modèles actuels sont à 263 W (soit une baisse de consommation électrique d'environ 40%). Sur une année avec un temps d'utilisation moyen de 5 heures par jour, ceci représente une économie de plus de 200kWh.

Sony a tout d'abord remplacé la technique de rétro-éclairage classique à cathode froide ou CCFL par un rétro-éclairage à cathode chaude ou HCFL dont l'éclairage a une intensité de radiation plus élevée ainsi qu'un rendement lumineux supérieur.

Le constructeur a de plus intégré un capteur de présence au moniteur TV, permettant ainsi de vérifier si un spectateur se situe dans le champ de visibilité du téléviseur (mais uniquement dans un rayon de 3m). Si personne n’est détecté dans un laps de temps déterminé par l'utilisateur, l'écran se met automatiquement en veille. Si une présence humaine est à nouveau détectée, le téléviseur se remet en marche tout seul. Fonctionnalité intéressante : dans les foyers où la télévision reste allumée toute la journée (comme au Japon dixit Sony), ne servant finalement que de fond sonore, la mise en veille peut laisser la sortie audio active.

Enfin, ce téléviseur « green » comporte une fonction de « mise en veille zéro watt » avec la possibilité d'éteindre totale l'alimentation principale à l’aide d’un bouton de mise sous tension sur le côté du téléviseur (et non à l’arrière de la TV comme cela se fait actuellement, position très difficile d’accès quand l’écran est positionné sur un mur).

20 janvier 2009

Le papier dans les administrations, c'est démodé !

Autun est la première commune en France à miser sur le zéro papier. La Communauté de Communes de l'Autunois s'est en effet équipée d'un réseau intranet et de PC pour chaque collaborateur. Toutes les questions sont désormais traitées sans avoir à utiliser du papier, apportant une réelle économie de papier, de frais d'affranchissement, et surtout de temps non consacré à imprimer, à classer et à expédier des dizaines de documents chaque jour.

Le réseau de l'intranet, qui couvre toute la communauté de commune, désert un territoire de plus de 500 km2, avec 22 communes, 31 écoles, une bibliothèque et une piscine. L’investissement a été de 16 000 euros, une somme plus que raisonnable qui sera certainement amortie très rapidement.

A saluer donc cette belle initiative de la Communauté de Communes de l’Autunois qui encouragera nous l’espérons l'ensemble des 36000 communes de France à en faire autant…

Projet PlanetSolar : la construction du bateau a débuté

Nous vous avions déjà présenté ce projet il y a quelques semaines (article). PlanetSolar est le plus grand catamaran fonctionnant exclusivement grâce à l'énergie solaire. Sa construction vient de débuter dans un chantier naval à Kiel dans le Nord de l’Allemagne.

D’une longueur de 30m et d’une largeur de 15m (200 personnes peuvent monter à bord), pour un poids de 25 tonnes, ce bateau solaire expose 470m2 de panneaux solaires photovoltaïques qui fourniront les 20kW nécessaires aux moteurs électriques, soit l’équivalent des besoins d’un scooter.

L’objectif du projet de PlanetSolar est d’accomplir le premier tour du monde avec un bateau solaire, uniquement propulsé par une motorisation électrique, silencieuse et non polluante. Ce tour du monde avec escales, de plus de 40.000 km, devrait être réalisé en 2010 par deux skippers le long de l'équateur, où l'ensoleillement disponible est maximal, en environ 120 jours, soit à une vitesse moyenne de 10 nœuds (environ 20 km/h).

Un panneau solaire thermique et photovoltaïque

Voici une association « thermique - photovoltaïque » qui nous promet de nouvelles perspectives très intéressantes pour l’utilisation du solaire. La société Entech Solar a en effet développé un nouveau type de panneau solaire qui peut non seulement produire de l'électricité mais également faire office de chauffe eau solaire.

Les cellules solaires sont électriquement isolées et encapsulées lors de l'assemblage. En outre, une lentille de Fresnel réalisée en matière plastique va concentrer 20 fois la lumière du soleil sur les cellules solaires en silicium pour un rendement optimum.

Malheureusement, dans un premier temps, le marché du résidentiel ne sera pas concerné par ce nouveau type de capteur, sans doute pour des raisons de surface minimale (le capteur fait près de 4 mètres) et de coûts. Le coût de revient a été estimé entre 6 et 7 dollars par watt. Mais certainement à terme, après mises au point et coûts de production réduits, les particuliers devraient pouvoir en profiter.

Le dichlorométhane bientôt interdit dans les décapants

Les vapeurs de ce produit, toxiques pour le système nerveux central, sont suspectées depuis plusieurs années d'être aussi cancérogènes. Le Parlement européen et les Etats membres se sont donc mis d’accord pour l’interdire dans les décapants de peinture destinés aux particuliers.

Cette interdiction concernera également les professionnels travaillant en dehors de locaux industriels sauf sur dérogation pour les personnels ayant reçu une formation adaptée.

Sur une production totale de dichlorométhane de 244 milles tonnes en 2005, 13 milles tonnes (environ 5%) de produit « pur » ont été utilisées pour la fabrication de décapants de peinture.

Les lampes à économie d’énergie doivent aussi être recyclées

Avec la fin des ampoules à incandescence, nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser des ampoules basse consommation. Ces lampes à économie d’énergie sont recyclables à 93% de leur poids et leur recyclage permet ainsi de préserver et de protéger les ressources naturelles, et de faire des économies d’énergie.

Le verre ainsi récupéré permet de fabriquer de nouveaux tubes fluorescents, des céramiques ou des abrasifs. Lorsque l’on produit des tubes fluorescents à partir de verre recyclé, il faut moins d’énergie qu’à partir de sable : une tonne de débris de verre utilisée permet d’éviter le rejet de 500 kg de CO2 en moyenne.

De plus, ces ampoules contiennent des métaux dangereux pour l’environnement et notre santé comme le mercure qui ne doit surtout pas être rejeté dans l’atmosphère ou les sols.

Pour être recyclées, les ampoules usagées doivent être rapportées à leur point de vente. Les distributeurs ont l’obligation de reprendre vos lampes usagées dans la limite des quantités achetées. Ils sont équipés de meuble de collecte en libre accès comme pour les piles. Vous pouvez également amener vos ampoules usagées dans une déchetterie acceptant ce type de déchet.

Les stocks de gaz français au plus bas !

En raison de la forte vague de froid et des impacts directs de la crise gazière russo-ukrainienne, les stocks de gaz naturel français ont baissé de près de 12%. Selon l'AFP, les stocks des deux groupes énergétiques, EDF Suez et Total s'établiraient désormais à environ 62% de leurs capacités de stockage.

Rien encore d'alarmant, mais cette situation nous rappelle encore combien nous sommes dépendants avec les énergies fossiles et qu'une prise de conscience collective en faveur des énergies renouvelables est plus qu'urgente !

Fuji lance les premières piles « bio » !

Nous avions déjà parlé de la pile « NoPoPo » rechargeable avec n’importe quel liquide. Fuji se lance à son tour sur le créneau des batteries éco friendly avec sa première pile bio. Les Fuji EnviroMAX ne contiennent ni cadmium, ni mercure, ni PVC : elles ne sont donc pas nocives à notre environnement en cas d'enfouissement. Leur emballage, en PET et carton recyclé, est lui aussi recyclable. Ces piles devraient être aussi puissantes et performantes (durée de vie) que les piles traditionnelles.

Notre quotidien réclame de plus de batteries ou des piles. Chaque français consomme entre 7 à 10 piles par an, soit au final plus de 600 millions de piles et près de 20 milles tonnes de déchets toxiques. La solution « pile rechargeable » reste donc, malgré l’apparition de ces piles bio, la meilleure solution de protection de l’environnement. Les piles rechargeables ont un impact sur notre environnement jusqu’à 32 fois plus faible que celui des piles classiques. A titre de comparaison, une pile rechargeable équivaudrait à 16 km en voiture alors qu’une pile jetable correspondrait à 457 km !

Des éoliennes le long de la côte havraise en 2012 ?

Pour un investissement de 600 à 700 millions d'euros, d'ici à 2012, 52 éoliennes offshore seront à priori implantées à proximité du Havre (installées entre 1 et 2,7 km des côtes dans une zone interdite à la pêche), pour une puissance de 260 MW.

Si tout se passe comme prévu, après examen des différents élus et organismes concernés, le chantier pourrait débuter dès 2010, pour une mise en service en 2012.

L'éco prêt à taux zéro « éco-PTZ » bientôt disponible

Attendu par de nombreux foyers français, l’éco prêt à taux zéro (éco PTZ), annoncé en septembre dernier par le gouvernement et voté lors de la loi de finances 2009, devrait normalement voir le jour dans les 3 prochains mois, après publication du décret d'application (certains parlent du 1er février). Pour l’instant, les discussions entre l'Etat et les banques, initiées à l'issue du débat parlementaire sur la loi de Finances, se poursuivent afin d'établir un conventionnement.

Le prêt de 30.000 €, d’une durée de 10 ans, doit permettre aux particuliers de financer des travaux de rénovation thermique et énergétique de leur résidence principale : isolation thermique performante, remplacement de systèmes de chauffage, ventilation,…

Ainsi, l’achat d’un logement respectueux de l'environnement ne donnera pas droit à l’éco-PTZ. Mais les acquéreurs pourront néanmoins profiter de certains avantages : une majoration du prêt à taux zéro acquisition (jusqu'à 20.000 € supplémentaires) et un crédit d'impôt sur les taux d'intérêt majoré (40 % sur 7 ans) pour les bâtiments « très basse consommation ».

Mais les conditions précises d'attribution de l'éco PTZ et la liste des travaux qui seront pris en compte restent à définir et seront présentes dans le futur décret.

A ce jour, les banques ont à priori déjà obtenu une simplification du dispositif car aucune condition de ressource ne sera exigée des particuliers et le montant initialement prévu de 300 € de travaux par mètre carré est supprimé. Enfin, l'éco PTZ doit être également cumulable avec le crédit d'impôt en faveur du développement durable mais seulement pour 2009 et 2010.
16 janvier 2009

Le développement durable connu des Français

Dans le cadre des 5ème Assises Nationales du Développement Durable qui se dérouleront à Lyon du 19 au 21 janvier prochain, la Région Rhône-Alpes a commandé à l’institut de sondage Ipsos une enquête intéressante sur le développement durable et les français. Les résultats sont assez encourageants : le développement durable serait une notion désormais connue par 97% de nos concitoyens, mais qui l’associeraient à des termes très différents, jusqu’à une dimension sociale.

Ainsi, nous trouvons tout d'abord l'environnement (87 %) en tête des termes associés au développement durable, puis l'activité économique et financière (56 %), la solidarité sociale (50 %), la gouvernance (45 %), la santé (40 %) et l'éducation (22 %).

En outre, à plus de 90%, les français s'inquiètent du changement climatique, de l’épuisement des ressources naturelles, des inégalités sociales et du problème du logement.

Automobile : généralisation du dispositif « Stop and Start » ?

Le système « Stop and Start », que l’on trouve parfois de série sur certains modèles de voiture et qui existe depuis de nombreuses années, coupe puis redémarre automatiquement le moteur des véhicules lors des arrêts ou dans les embouteillages. Selon l’organisation environnementale WWF France, ce dispositif peine à se généraliser et devrait être monté de série sur toutes les voitures.

Selon WWF France, les économies de carburant espérées sur la durée de vie d'une voiture sont d’environ 2.000 euros, pour un coût d'installation aux alentours aujourd’hui des 300 euros. De plus, la généralisation de ce dispositif aurait également pour effet immédiat de rendre nos rues plus silencieuses et moins polluées par une baisse notoire des gaz à effet de serre et des émissions polluante. Bien que les constructeurs automobiles investissent en recherche et développement afin de pouvoir améliorer encore le rendement thermique de leurs moteurs, les avancées se font par petits pas. Or en conduite urbaine, une voiture est près de 35% de son temps à l’arrêt, son moteur même très économique tourne inutilement au ralenti…

Ainsi, WWF France a demandé au Gouvernement et aux deux constructeurs automobiles PSA et Renault dans un communiqué le 12 janvier dernier, de rendre obligatoire le montage en série du dispositif « Stop and Start » ou « Alterno-démarreur » dès 2010.

Alors que près de 2 milliards d'euros du budget de l'Etat vont être alloués dans le cadre du plan de relance à la sauvegarde de l'industrie automobile, le Directeur Général du WWF France demande que le Gouvernement exige des contreparties en matière de protection de l’environnement et des économies d’énergie de nos chères automobiles.

14 janvier 2009

Pavillons « conventionnels » : attention aux surprises !

Lorsque l’on décide de construire ou d’acquérir sa future maison, on peut encore trop souvent tomber sur des promoteurs peu soucieux de la conception : pas de conception personnalisée, pas de matériaux performants et durables, pas d’optimisation énergétique, pas de raisonnement sur l’aspect paysager,… L’argumentaire des vendeurs est essentiellement basé sur le prix d’achat minimum de ce type de pavillon standard que l’on voit fleurir en quantité dans les lotissements. Et pourtant, tous ces aspects sont très importants. Vous pourriez regretter de ne pas y avoir réfléchi tant les conséquences sur les couts énergétiques et sur le confort peuvent être dramatiques.

Ces pavillons « conventionnels » sont de type T4, 90m2 habitable (1 séjour, 3 chambres), de plein pied, surface rectangulaire, avec un garage accolé. La composition des murs est des plus classiques : parpaing bloc béton de 20 cm, doublage intérieur en polystyrène expansé de 8 cm et une plaque de plâtre en intérieur.

Sur ce type de maison, conçues sans préoccupation particulière sur la position des ouvertures et des pièces, quelque soit l’orientation de la maison, l’inconfort est omni présent : les apports solaires sont trop faibles en hiver (faisant grimper la facture de chauffage), mais suffisants pour faire surchauffer la maison l’été. Une solution très simple serait pourtant de revoir la position des pièces : les pièces de vie au sud et les pièces froides (chambres) au nord. Ensuite, il faudrait diminuer la tailles des ouvertures au nord, non nécessaire pour les pièces telle que des chambres, et augmentant les déperditions thermiques. A contrario, les apports solaires en hiver doivent être augmentés pour les pièces au sud par de larges ouvertures. Attention en été, il faut prévoir aussi une protection pour limiter le passage des rayons dans les mêmes pièces. Malheureusement, dans tous les cas, l’amélioration énergétique sera faible quelques soit l’orientation avec ce type de maison.

Enfin, l’isolation choisie n’apporte aucune inertie au bâtiment. Hors l’inertie est la capacité du matériau à absorber la chaleur pour la retransmettre avec un déphasage, permettant de diminuer la puissance de chauffe l’hiver (et de réduire la surchauffe l’été). Avec une isolation intérieure, le matériau isolant est fixé à l’intérieur sur la structure porteuse : le mur reste froid, il n’y a aucune inertie. Avec une isolation répartie, la structure porteuse est elle-même isolante (mono mur, béton cellulaire,…) : le mur absorbe la chaleur et la restitue avec un déphasage dépendant de son inertie. Enfin avec une isolation extérieure, le matériau isolant est fixé à l’extérieur de la structure porteuse : le mur est donc chaud, absorbe la chaleur, et la restitue comme un radiateur.

Les temps sont durs, pas évident pour tout le monde de trouver à se loger, et encore moins pour acquérir une maison, nous le savons bien. Mais justement, ces maisons piègent à notre sens encore plus de futures propriétaires modestes pour leurs dépenses énergétiques. Alors prenez garde…

Réduire sa consommation et sa facture d'eau

La consommation moyenne d'eau oscille entre 150 à 200 litres par français et par jour ! Soit plus de 50 m3 par an ! Même si en moyenne l'eau froide « ne nous coûte » que 3 euros par m3, il est important de préserver cette ressource indispensable à la vie.

Nous vous proposons de retrouver sur cette page gestes et astuces vous permettant de réduire entre autre votre consommation d’eau et donc sa facture...

Biocarburants : une aberration écologique !

Ses promoteurs la présentent comme « l'énergie verte » de demain, la solution miracle au réchauffement climatique. Mais les biocarburants font l'objet de critiques de plus en plus nombreuses.

C’est le cas de l'huile de palme, dont le cours mondial s'est envolé depuis que l’Union Européenne a annoncé en 2004 la promotion des carburants verts. L’huile de palme est déjà une des huiles végétales les plus utilisées au monde (plus d’un milliard de personnes l’utilisent régulièrement). On la trouve dans un grand nombre de produits d’usage quotidien: cosmétiques, alimentaires et ménagers.

Ainsi son exploitation abusive en Indonésie place aujourd’hui ce pays au troisième rang des pays les plus pollueurs de la planète : selon Greenpeace, l'équivalent d'un terrain de football est brûlé toutes les dix secondes dans ce pays pour remplacer les forêts tropicales par des plantations lucratives de palmiers à huile et l'assèchement des tourbières sur lesquelles reposent ces forêts libère une quantité considérable de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

La déforestation, menaçant la survie d’animaux vivant dans les arbres, favorise aussi l'érosion des sols, et lors de fortes pluies, de grandes quantités de terre se retrouvent dans la rivière et asphyxient l'écosystème aquatique, entrainant la disparition de nombreuses espèces.

La culture massive de palmiers à huile provoque également un drame social en Indonésie avec des paysans dépossédés de leurs terres au profit des sociétés de plantations, et qui peinent à obtenir quelques hectares en guise d'indemnisation pour leur subsistance.

Enfin, l'exploitation des biocarburants dans le monde a engendré récemment un manque de certaines denrées et une hausse considérable de leur prix.

La déforestation atteint déjà 2,6 millions d’hectares par an. Un Européen a besoin de 25 mètres carrés de plantation pour son approvisionnement en huile de palme. Il lui en faudra vingt fois plus avec l'arrivée des biodiésels ! Espérons que les hommes politiques du monde entier, Europe en tête, reverront rapidement leurs copies …

Le bilan électrique français 2008 par le RTE

RTE (le gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité) vient de publier son rapport pour 2008.

Ainsi, la consommation intérieure française d’électricité a continué d’augmenter en 2008 notamment par la hausse de la consommation domestique accentuée par l’effet des températures de l’année 2008, où il a fait plus froid en moyenne qu’en 2007. La France, avec seulement 6 journées d’importations nettes (contre 20 en 2007), reste néanmoins exportatrice sur les 360 jours de l’année 2008.

La puissance installée de l’ensemble du parc de production français a augmenté de 1700 MW, essentiellement du fait de l’accroissement du parc éolien (1000 MW) et du raccordement de trois installations à combustibles fossiles pour une puissance d’environ 800 MW, partiellement compensées par des retraits d’exploitation.

Autre bonne nouvelle pour notre environnement, alors que la production d’origine hydraulique est en forte hausse (+7,4%) et celle de sources d’énergies renouvelables (hors hydraulique) augmente de plus de 21%, La production des centrales nucléaires baisse très légèrement (–0,1%) et celle des centrales thermiques à combustible fossile est en baisse de plus de 3%.

Vous pouvez consulter le rapport complet de RTE pour l'année 2008 en téléchargeant ce document (PDF de 18 pages) comprenant ne nombreux graphiques explicatifs.

GAZ : Le scandale des scandales !

Alors que les installations de GDF Suez sont sous tension depuis plusieurs jours, confrontés conjointement à des consommations de gaz records (40% de plus que l’an dernier) et à la rupture des approvisionnements russes qui n’ont toujours pas repris (baisse de 15% de l’approvisionnement pour la France), Gérard Mestrallet, patron de GDF Suez, vient encore semer inquiétude et colère auprès des consommateurs de gaz. Il a en effet annoncé que GDF Suez ne baissera pas les prix du gaz avant avril prochain, malgré la chute spectaculaire des cours du baril de pétrole, qui devrait selon les associations se traduire par une réduction de 30 % du prix du gaz, malgré l’effet retard, le prix du gaz étant négocié environ 6 mois avant.

Les associations de consommateurs ne décolèrent pas : Pour UFC-Que Choisir, « C'est le scandale des scandales » ; pour l’association de consommateurs CLCV, « Ce sont les trois premiers mois de l'année que les Français brûlent pour se chauffer la moitié de leur consommation annuelle de gaz. Reporter une éventuelle baisse en avril préserve les recettes de GDF-Suez ».

A nouveau, nous ne pouvons que vous recommander de repenser dès aujourd’hui, malgré la crise que nous traversons, votre vision vis-à-vis des produits énergétiques fossiles, et commencer à vous tourner vers des nouvelles solutions en énergies renouvelables, sans forcément abandonner immédiatement et totalement votre installation actuelle. De nombreuses solutions combinées (énergie fossile + énergie renouvelable) existent avec un retour sur investissement rapide.

Ampoule à LED : une technologie plein d’avenir !

Ci-contre (cliquez sur l’image pour l’agrandir), un tableau présentant les coûts moyens d’utilisation des différents type d’ampoules électriques, à savoir les ampoules à incandescence, les lampes fluo-compactes, et les lampes à diodes électroluminescentes (DEL ou LED en anglais).

Même si bientôt vous ne pourrez plus achetez de lampes à incandescence avec la récente décision de l’Union Européenne (article), il est intéressant de constater les économies substantielles (pratiquement 10x moins) que procurent les nouvelles générations d’ampoules LED par rapport à ces dernières. Ainsi à éclairage (puissance) équivalent, 1W coûte 0,30 €/an en incandescence contre 0,04 €/an en technologie LED pour 8h d’éclairage par jour.

A noter aussi, une nouvelle technologie de LED de la société CREE permet de réaliser des ampoules à LED à haute émission et d’atteindre une équivalence de plus de 80W à l’aide d’une seule lampe. Ces lampes CREE (reconnaissables par une taille plus conséquente des LED, avec seulement 1 à 3 LED présentes dans la lampe pour les tailles standards) coûtent encore un peu chère à l’achat mais vous permettre d’obtenir la même puissance d’éclairage avec une seule ampoule contrairement à des lampes à LED « classiques », et au final avec le même coût au watt. Donc pour un éclairage localisé, préférez la technologie CREE, pour une plus grande surface à éclairer, plusieurs ampoules ou spots à LED classiques feront aussi très bien l’affaire.

Enfin, attention de choisir des ampoules à LED de bonne qualité de fabrication (si possible de marque avec une garantie constructeur), certes un peu plus chère à l’achat, mais qui tiendront en revanche leurs « promesses » en terme de durée de vie et de consommation énergétique réelle ! Il serait en effet dommage que vous perdiez tout le bénéfice de ces lampes (rentabilisées pour l’instant uniquement sur leur durée de vie) par un claquage prématuré de l’ampoule…

13 janvier 2009

Piles rechargeables à l'eau !

Une société Japonaise (Aqua Power System) vient de présenter aux CES 2009 (Consumer Electronic Show) de Las Vegas, une pile rechargeable par des liquides tels que l’eau, le café, l’urine…

Disponibles en version AA (LR06) et AAA (LR03), ces piles commercialisées sous le nom « NoPoPo », acronyme de « Non Pollution Power », représente une solution écologique originale. En effet, ces piles d’une autonomie d’environ 20 heures, ne contiennent aucun mercure, cadmium ou autres éléments nocifs pour l'environnement.
Le liquide directement injecté dans la pile agit comme un catalyseur en provoquant une réaction chimique entre le magnésium et l'aluminium, ce qui génère une puissance 500 mAh.


12 janvier 2009

Une froide pollution atmosphérique !

Le grand froid, source de l’accroissement de la consommation énergétique record des derniers jours, commence à avoir aussi des conséquences sur la qualité de l’air, favorisant la concentration des particules polluantes dans l’air. En effet, l'absence de vent et le beau temps froid (une météo défavorable à la dispersion des polluants), et la hausse de consommation énergétique pour le chauffage (à partir d’énergies fossiles), favorisent la suspension de micro poussières, provenant de la combustion industrielle, des moteurs automobiles, de l'activité agricole et du chauffage urbain, qui peuvent pénétrer profondément dans les poumons.

Hier, plusieurs réseaux de surveillance de l’air ont déclaré en France et pour la deuxième journée consécutive, des pollutions atmosphériques. Les autorités recommandent aux personnes les plus vulnérables (jeunes enfants, personnes âgées, asthmatiques ou allergiques, insuffisants cardiaques ou respiratoires) d'éviter toute activité physique intense.

Les départements et régions les plus touchés ont été la Haute Normandie, le Rhône, l’Isère, la Haute Savoie, la région PACA, l’Ile de France, la Lorraine, la Franche Compté, le Nord-Pas-de-Calais, l’Auvergne ou encore la Champagne Ardennes, où les autorités ont souvent imposé une réduction de la vitesse des véhicules de 20 km/h et demander aux automobilistes d'adopter une conduite souple et de réduire leur vitesse.

9 janvier 2009

Tour d’horizon des mesures et incitations fiscales pour 2009

mesures incitations fiscales credit d'impot 2009Comme prévu (article), la loi de finances 2009 et la loi de finances rectificative pour 2008 ont adopté récemment plusieurs mesures (éco-prêt à taux zéro, crédits d'impôt, énergies renouvelables, etc.…) destinées à nous inciter à « investir » pour notre environnement. Retrouvez en détail ci-dessous les principales mesures dont vous pourrez bénéficier en 2009, notamment pour vos travaux de rénovation énergétique.

Un éco-prêt à taux zéro pour vos travaux de rénovation énergétique

Il s’agit comme son nom l’indique d’un prêt à taux zéro (plafonné à 30.000 euros), sans condition de ressources, nommé « éco-PTZ », et destiné à financer des travaux de rénovation énergétique des logements anciens. Selon la loi de finance, l’éco-prêt ne devrait être accordé que pour les travaux de rénovation énergétique des logements anciens, et non pas pour la construction d'un logement neuf comme initialement prévu. Il faudra s’adresser auprès des établissements financiers traditionnels comme votre banque, pour faire votre demande d'éco-prêt à taux 0. Les travaux concernés par ce dispositif sont :
  • Soit de travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale du logement ;
  • Soit de travaux de réhabilitation de systèmes d'assainissement non collectif par des dispositifs ne consommant pas d'énergie ;
  • Soit de travaux qui correspondent à une combinaison d'au moins deux des catégories suivantes :
  1. Travaux d'isolation thermique performants des toitures,
  2. Travaux d'isolation thermique performants des murs donnant sur l'extérieur,
  3. Travaux d'isolation thermique performants des parois vitrées et portes donnant sur l'extérieur,
  4. Travaux d'installation, de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage, le cas échéant associés à des systèmes de ventilation économiques et performants, ou de production d'eau chaude sanitaire performants,
  5. Travaux d'installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable,
  6. Travaux d'installation d'équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable.

Modification du crédit d'impôt pour les logements neufs BBC

Jusqu’à présent, les propriétaires d'un logement neuf ayant financé leur achat au travers d'un prêt immobilier pouvaient déduire de leur imposition 40% des intérêts d'emprunt la première année, puis 20% les quatre années suivantes. La durée passe dorénavant de 5 à 7 ans et, si le bien acquis est un logement neuf à basse consommation énergétique (BBC), c'est-à-dire n'excédant pas 50 kilowatts/heure par mètre carré et par an, l’emprunteur pourra désormais bénéficier d’un crédit d’impôt de 40 % sur les intérêts payés durant les sept années. Enfin, les logements neufs BBC achevés au 1er janvier 2009 pourront être exonérés de taxe foncière sur décision des collectivités territoriales (article).

Modification du crédit d'impôt « Développement durable »

Depuis 2005, un crédit d’impôts variant de 15 à 50% du montant des dépenses engagées était réservé aux équipements les plus performants en matière d’économie d’énergie (chaudières économes en énergie, appareils de régulation de chauffage, matériaux d’isolation thermique,…), ou utilisant une source d’énergie renouvelable comme le solaire, le bois ou l’éolien, ou à certaines pompes à chaleur. Ce montant de crédit d’impôts, qui ne peut dépasser 8.000 euros pour une personne seule, contre 16.000 euros pour un couple marié, majoré de 400 € par personne à charge, est maintenu jusqu’à fin 2012. De plus, les particuliers qui ont bénéficié d’un crédit d’impôt sur des dépenses de 8000 € en 2005 pourront à nouveau bénéficier du crédit d’impôt pour des dépenses faîtes à partir de 2010.

Néanmoins (et malheureusement), certains équipements ne sont plus éligibles au crédit d’impôts ou leur montant réduit. C’est le cas :

  • des appareils de chauffage au bois et pompes à chaleur dont le crédit d’impôts sera réduit de 50 % à 40 % en 2009, puis à 25 % à partir de 2010,
  • les chaudières à basse température et pompes à chaleur air-air ne sont plus éligibles.

Pour compenser, le gouvernement a décidé d’étendre le crédit d'impôt :

  • aux frais de main-d'œuvre pour les travaux d'isolation thermique des parois opaques (taux fixé à 25 % ou à 40 % en fonction de la date d'achèvement de l'immeuble),
  • au diagnostic de performance énergétique (DPE), lorsqu'il est réalisé hors obligation légale (taux fixé à 50 %),
  • aux propriétaires bailleurs effectuant des travaux dans des logements achevés depuis plus de 2 ans, lorsqu'ils s'engagent à les louer nus, à titre de résidence principale, pendant au moins 5 ans. Le plafond des dépenses sera fixé annuellement à 8 000 € par logement, dans la limite de 3 logements loués.

Énergie solaire

Il suffira dorénavant de 50% d’énergies renouvelables (au lieu de 60% auparavant) pour bénéficier du taux de TVA réduit sur la fourniture de chaleur produite à partir d'énergies renouvelables.

En outre, les particuliers producteurs d’énergie photovoltaïque bénéficieront désormais d’une simplification de leurs démarches administratives et fiscales (article).

Transports

Un malus automobile annuel de 160 euros voit le jour pour les voitures émettant plus de 250 g CO2/km. Cette « éco-pastille » annuelle concerne les véhicules acquis et immatriculés pour la première fois en France à compter du 1er janvier 2009.
Mais ce malus écologique est modifié pour tenir compte désormais de la composition familiale. Ainsi les seuils de malus sont relevés de 20 g de CO2/km/enfant (à partir du 3ème enfant) pour les familles qui achètent un véhicule d’au moins cinq places (un seul véhicule par famille).

Enfin les véhicules roulant au super éthanol E85 (bioéthanol) bénéficieront d'un abattement de 40 % sur les taux d'émissions de CO2, à condition toutefois que ces émissions soient inférieures à 250g/km. En outre, les biocarburants vont voir leurs avantages fiscaux (TIPP réduite) fondre progressivement jusqu’en 2012, avec normalement peu d’incidence pour les consommateurs, la différence ne représentant qu’environ 1 à 2 centimes supplémentaires par litre de carburant.

8 janvier 2009

Comment prendre soin de ses batteries Li-ion ?

Il y a une dizaine d’années, les batteries des ordinateurs portables et des téléphones fonctionnaient au nickel (Ni-Cd et Ni-MH). Il était recommandé de les décharger complètement avant de les recharger. Cette famille de batteries a disparu aujourd'hui au profit d'une nouvelle génération de batteries, plus compacte et offrant plus d’autonomie. Celles-ci fonctionnent au lithium (Li-ion et Li-Po) et ne réclament pas cette contraignante procédure.

Mais les batteries au lithium ont d'autres défauts comme leur durée de vie courte: de 300 à 600 cycles de recharge si elles ont bien été entretenues, de 100 à 200 dans le cas contraire. Lorsque l’on dépasse leur cycle de recharge, les batteries connaissent une chute brutale d’autonomie et il faut alors en changer, l’appareil recevant cette batterie ayant été élaboré pour une certaine utilisation en rapport avec l’autonomie de la batterie.

Hormis le fait qu’il faille donc investir dans une nouvelle batterie, l’ancienne finie bien souvent dans la nature (article) ou au mieux dans le circuit du recyclage. Pour empêcher une dégradation prématurée de ses batteries et en consommer moins, quelques règles sont à respecter.

Ainsi la chaleur est le premier facteur d'usure. Il faut protéger les batteries au lithium des températures supérieures à 25°C. En cas de non-utilisation de la batterie, il est conseillé de la charger à 40 %, de la retirer de l'appareil et de la stocker dans un endroit frais, par exemple un frigo.

En usage normal, il vaut mieux charger la batterie dès que possible, même si la jauge indique 90 % de remplissage: une décharge totale pourrait l'abîmer et même la rendre inutilisable. On conseille de ne jamais descendre en dessous de 5% de charge. Normalement, les ordinateurs portables par exemple détectent cette charge et coupe automatiquement l’appareil à ce niveau de charge.

Néanmoins, il est recommandé de vider complètement (mais pas en dessous des 5%) la batterie toutes les 30 recharges environ, afin que son électronique interne se calibre à nouveau. Dans le cas contraire, elle risque d’ « oublier » sa capacité maximale et, petit à petit, sa jauge indiquera 0% avant qu'elle ne soit vraiment vide.

Dans tous les cas, même en respectant à la lettre ces conseils, une batterie subira une lente usure, et son autonomie chutera de quelques pour cent toutes les 100 recharges.

La loi Grenelle II présentée au gouvernement

Jean-Louis Borloo a présenté hier en conseil des ministres le projet de loi « Grenelle II ». Les 104 mesures du texte seront présentées à l'Assemblée Nationale en mars prochain, alors que le premier texte « Grenelle I » sera examiné quant à lui par le Sénat en février. Il avait été adopté par l'Assemblée Nationale en octobre dernier.
Les grands axes de ce projet sont :
  • Bâtiments et Urbanisme : améliorer la performance énergétique des bâtiments et modifier le code de l’urbanisme en tant qu’outil au service du développement et de l’aménagement durable des territoires.
  • Transports : favoriser le développement de transports collectifs urbains et périurbains et l’utilisation de moyens de transports durables.
  • Energie : renforcer la réduction de la consommation d’énergie et la prévention des émissions de gaz à effet de serre.
  • Biodiversité : mise en place d’un dispositif de certification environnementale volontaire et gradué des exploitations agricoles jusqu’au niveau de haute valeur environnementale.
  • Santé et gestion des déchets : renforcer les dispositifs face aux nuisances lumineuses, sonores, électromagnétiques et améliorer le cadre juridique dans la gestion de la vie des déchets.
  • Gouvernance : l’obligation progressive de l’affichage du « prix carbone » afin d’informer le consommateur sur les émissions de gaz à effet de serres associés aux différentes phases de vie du produit, la réforme des enquêtes publiques et des études d’impact afin de clarifier les champs d’application.

Vous pourrez retrouver en détails les 104 mesures dans ces 2 plaquettes réalisées par le gouvernement :

Le guide des principales mesures
Le guide « simplifié » des principales mesures

7 janvier 2009

Un robot pour inspecter les éoliennes

Ce robot, baptisé RIWEA et mis au point par l'Institut allemand Fraunhofer (déjà célèbre pour son invention du fameux format MP3), permet de détecter les faiblesses et les dommages survenus sur les pales des éoliennes, dont les matériaux doivent résister à des forces intenses.

Jusqu'à aujourd'hui, l'inspection humaine des pales d'éoliennes, pouvant mesurer plus de 60 mètres de longueur, était une tâche délicate, en particulier en mer. RIWEA peut se hisser seul le long de cordes, pour atteindre le rotor. Chaque centimètre carré de la surface des pales est examiné en détail, et la position exacte du moindre dommage, repéré même sous la surface de la pale, est transmise.

Le robot d’inspection est constitué de cinq éléments :
  • un transporteur, qui veille à ce que le robot soit guidé et sécurisé lors de l'ascension;
  • un radiateur infrarouge, qui propage de la chaleur à la surface des pales;
  • une caméra thermique à haute résolution, qui enregistre la température et perçoit ainsi les défauts dans le matériau;
  • un système à ultrasons, qui détectent les dommages peu visibles à l'œil nu;
  • un appareil photo à haute résolution, qui détectent lui aussi les dommages peu visibles.

Le RIWEA peut s'adapter à n'importe quelle éolienne, petite ou grande, en mer comme au sol.

Le toit de votre entreprise peut produire du miel !

C’est l’idée que souhaite promouvoir l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) dans le cadre du programme national "L’abeille, sentinelle de l’environnement".

En effet, depuis plusieurs années, la population d’abeilles en Europe ne cesse de baisser vertigineusement, avec 30 à 40 % des populations décimées ces dix dernières années. Le taux de ruches abandonnées ou presque vides atteignait presque les 80 % dans les régions et pays les plus touchées en 2007. Or les abeilles sont le principal insecte pollinisateur qui contribue à la reproduction d’environ 80% des plantes de notre planète dont les trois quarts sont destinés à notre alimentation. Leur disparation pourrait donc s’avérer catastrophique.

Les changements climatiques, les pesticides, les parasites, les virus, OGM, et l’apparition du frelon chinois (prédateur des abeilles) sont les principales causes avancées pour expliquer cette disparition.

L’UNAF invite donc collectivités et entreprises à accueillir des ruches sur leurs toits ou dans les espaces verts pour sensibiliser le public et tenter de mettre fin à cette extinction.

Ainsi l’Opéra Garnier, à Paris, héberge six ruches depuis déjà 1985, dont chacune produit jusqu’à 100 kilos de miel qui sont vendus à la boutique de l’Opéra. La ville de Lille a aussi installé une trentaine de ruches disséminées dans les quartiers lillois, avec une première très belle récolte fin septembre dernier qui a prouvé que les abeilles s’étaient parfaitement acclimatées à leur nouvel environnement.

Plus d’information sur le programme "L’abeille, sentinelle de l’environnement" sur le site de l’UNAF.

Une conduite automobile économique et écologique

Le blog Consommer durable nous propose quelques astuces et conseils pour économiser de l’énergie et protéger au maximum notre environnement lors de nos déplacements.

Ainsi, on y apprend par exemple que sur le premier km une voiture consomme 50% de carburant de plus, et pollue 4 fois plus. Que si on s’arrête plus de 30 secondes, il serait malin de couper le contact (comme certaines voitures le font maintenant) car au delà de 30 secondes au ralenti, le moteur d'un véhicule aura consommé plus d'énergie que s’il est arrêté puis redémarré.

Un comparatif intéressant aussi sur l’équivalent pétrole par passager et par kilomètre des moyens de transport :
  • Avion : 30 à 60g
  • Automobile : 30g
  • Train : 7 à 15g
  • TGV : 17g
  • Autocar : 9g
Plus d’info sur le blog « Consommer durable ».

Eolien : Les Etats-Unis en tête devant l’Allemagne

L'AWEA, l'association américaine de l'énergie éolienne a affirmée récemment que les Etats-Unis ont pris la première place mondiale en termes de capacité éolienne installée. Avec 21 000 MW en fonctionnement en septembre, l'industrie éolienne américaine a dépassé le niveau de l'Allemagne.

En deux ans, le pays a réalisé autant de projets qu'au cours des deux dernières décennies. En 2009, la croissance devrait être encore au rendez-vous avec une production d'électricité de 60 milliards de kWh, soit l'équivalent de la consommation de près de 6 millions de foyers américains.

Le parc éolien de Horse Hollow au Texas qui était depuis 3 ans, le plus grand parc éolien du monde avec 736 MW de puissance installée, va bientôt perdre sa place cet été au profit d’un nouveau parc américain de plus de 780 MW.

Le département américain à l'Energie préconise que d’ici à 2030, 20% de l'approvisionnement électrique soient produit à partir d’installations à énergie éolienne. Les Etats-Unis semblent y être en bonne voie…

Une « box » EDF pour surveiller nos consommations

Une « box » de plus ! Les « box », cette idée de nom original et précurseur lancée par Free en 2002 avec sa Freebox n’a pas fini de faire naître des cousins. Vous connaissiez déjà les petites sœurs au nom de LiveBox, NeufBox et autres...

Voici venir l’ « énergie box » d’Edelia (filiale d’EDF), et de Sagem qui ont conclu un partenariat pour son développement. Celle-ci devrait permettre à terme à EDF et à ses clients de suivre en temps réel la consommation d’électricité, d’eau ou de gaz sur Internet, bien plus pratique que le principe de consommation estimée pour maîtriser sa consommation. Sagem connait bien le sujet car ce groupe présente l’avantage d’être présent dans le monde de l’énergie et des télécoms. Il fabrique à la fois des compteurs électroniques d’énergie et des boîtiers Internet (feu AliceBox).

Le principe de fonctionnement de ce boitier énergie est simple. Côté client, il faut un compteur électronique EDF et une connexion internet. Le compteur transmet par liaison radio les données de consommation à l' « énergie box » qui fait suivre l'information à EDF via la connexion internet du client.

Cette installation permet de penser de nouveaux services pour réduire la facture énergétique : EDF pourra proposer l'envoi de SMS ou d'e-mail en cas de dépassement de certains seuils de consommation, des alertes en cas de fuite, un suivi très précis de sa consommation en ligne.

Mais grâce à ce dispositif, EDF pourra surtout connaître (surveiller) en direct la consommation de ses clients, ce qui lui permettra de mieux lisser les pics de consommation. L'électricien pourra inciter ses clients, via des prix d’électricité adaptés, de réduire leur consommation en délestant de son installation certains appareils très consommateurs pendant certaines heures de pointes, par exemple en reportant la lessive hebdomadaire ou en baissant le chauffage.

Le système fonctionne déjà en Italie, où 28 millions de compteurs intelligents sont installés. Le distributeur d’électricité italien diffuse des spots télévisés et envoie des SMS pour prévenir les consommateurs avant les périodes de pointe afin qu'ils réduisent leurs consommation. Aux Etats-Unis, des électriciens peuvent réduire à distance le chauffage ou la climatisation chez leurs clients, après leur en avoir demandé l'autorisation lors de la signature du contrat.

L’ « énergie box » ne devrait pas débarquer dans les foyers français avant fin 2009, début 2010, Edelia procédant encore à l’heure actuelle à des tests.

Plus de gaz en Europe !

Sous ce titre volontairement provocateur se cache le message de l’intérêt de posséder son indépendance énergétique.

Faisant suite au conflit gazier qui oppose actuellement la Russie à l'Ukraine, Gazprom a complètement cessé de délivrer du gaz vers l'Europe ce matin, plongeant les états européens dans une certaine inquiétude si les coupures devaient se prolonger dans un contexte de grand froid.

La France est aussi directement touchée, GDF Suez constatant une baisse très importante de plus de 70 %. Mais le groupe assure que la continuité de fourniture de gaz naturel à l’ensemble de ses clients sera assurée grâce au portefeuille d’approvisionnement du Groupe (le gaz russe représente environ 15 % des approvisionnements du groupe GDF Suez en Europe), comprenant neuf grandes sources, ainsi qu'à son accès aux stockages et aux marchés de court terme.

Il est donc bon encore une fois de rappeler tout l’intérêt des énergies renouvelables qui nous rendent pratiquement indépendants, le soleil par exemple se moquant bien des conflits d’intérêts économiques ou de tous autres problèmes d’approvisionnement … Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?

Renault lancera en masse des voitures électriques en 2011

Le groupe Renault a annoncé récemment son ambition dans le secteur des véhicules électriques. Selon le Directeur du programme, le groupe automobile français devrait commercialiser ses premiers modèles électriques en 2011.

L’annonce que vient de lancer le constructeur au losange n’est pas franchement révolutionnaire, des modèles existant déjà comme la Kangoo électrique pour EDF. Mais Renault a décidé de consacrer 200 millions d'euros dans ce programme, avec une estimation deux millions de véhicules électriques à l’horizon 2020 sur le marché européen, avec dans un premier temps, selon Renault, des véhicules qui devraient être des petits utilitaires destinés aux flottes d’entreprises.

Par ailleurs, Renault précise que le choix de l’électrique n’est qu’un élément parmi d’autres d’une stratégie globale d’ingénierie qui vise notamment à assurer des performances équivalentes pour une taille de moteur moindre, la piste des moteurs à carburants végétales n’étant elle aussi pas écartée.

Le diagnostic électrique devient obligatoire pour les vendeurs

Depuis le 1er janvier 2009 et en cas de vente de logement, il est désormais obligatoire de la part du vendeur, de fournir à l'acquéreur, un diagnostic électrique relatif à l’installation intérieure d’électricité, si celle-ci a plus de 15 ans, dont l'objectif est de découvrir des éléments susceptibles de mettre en danger la sécurité de ses occupants.

Etabli par un professionnel et réalisé sur l’ensemble de l’installation électrique privative des locaux à usage d’habitation et de leurs dépendances, ce diagnostic portant sur 89 points de contrôle doit dater de moins de 3 ans et être joint au dossier de diagnostic technique (annexé à la promesse de vente ou à défaut de promesse, à l’acte authentique).

Ce diagnostic technique vérifie notamment l’existence et les caractéristiques :

  • d’un appareil général de commande et de protection, ainsi que de son accessibilité,
  • d’au moins un dispositif différentiel de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre, à l’origine de l’installation électrique,
  • d’un dispositif de protection contre les surintensités,
  • d’une installation électrique adaptées aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une douche.

Chaque année, on déplore environ 250 000 incendies (dont un tiers d'origine électrique) faisant de nombreuses victimes et décès.


L'eau... un bien très « précieux » !

Au sens propre comme au sens figuré ! Un extrait du zapping de l'année de Canal+ sur l'utilisation de l'eau.

Des chiffres et des actes effarants... certains sans commentaire, surtout celui de comment trouver le moyen de remplir une baignoire de 300 litres en moins de 2 minutes ! On ne pourrait pas consacrer plus d'énergie à de la recherche plus utile...



En cette période hivernale, l'électricité une « denrée rare » !

La France a encore battu un nouveau record de consommation électrique hier au soir. Selon les chiffres de RTE, la consommation d'électricité française a atteint un nouveau pic historique, avec 91.500 MW consommés à 19h00.

Cette forte demande d’électricité est due à la vague de froid déjà observée depuis quelques jours. Les températures enregistrées lundi étaient inférieures de 5°C aux normales saisonnières. Météo France prévoit pour cette semaine des températures de 4 à 7°C en dessous des normales saisonnières selon les régions. Fortement équipés en chauffage électrique, les foyers français sont particulièrement dépendants de l'énergie électrique notamment en période hivernale. A cette période de l’année, une baisse de 1°C de la température entraîne une augmentation de la consommation d’électricité d’environ 2 100 MW, soit l’équivalent du double de la consommation de la ville de Marseille, explique RTE. Ainsi, selon les chiffres de RTE, une baisse de seulement 1°C de la température en France, provoque une augmentation de la consommation d'électricité des foyers d'environ 2.100 MW.

Bien qu’EDF se veuille rassurant face aux pics de consommation, avec la vague de froid qui sévit actuellement sur notre pays, l’énergéticien a du mobiliser la totalité de ses moyens de production nucléaire, hydraulique et thermique (malheureusement très polluante en terme de rejet de GES) disponibles pour assurer la fourniture d’électricité à ses clients, et même commencer à importer légèrement de l’électricité de ses voisins européens, pour éviter (pour l’instant) d’éventuels délestages (coupures électriques) sur certaines régions.

Donc même si ces pointes de consommation ne devraient pas conduire à des ruptures d’approvisionnement, bien que la situation soit plus tendue dans la Région Ouest et en PACA, le gestionnaire de réseau RTE invite cependant tous les Français, en particulier ceux habitant ces deux régions, à mieux maîtriser leur consommation d'électricité, notamment au moment de ces pointes de consommation, entre 17h et 20h.
Quelques gestes simples peuvent contribuer à cet effort : éteindre la lumière dans les pièces inoccupées, moduler la température dans les pièces inoccupées chauffées à l’électricité, fermer les volets la nuit, utiliser les appareils électroménagers après 20h (lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge...), éteindre les appareils en veille, …

Bien qu’EDF ait programmé la mise en service en France d’ici 2012 de près de 1900 MW de capacités thermiques supplémentaires, auxquelles viendront s’ajouter les 1650 MW du nouveau réacteur EPR à Flamanville (Manche), ces aléas météorologiques, certes peu fréquents, devraient néanmoins nous faire prendre conscience encore un peu plus de l’intérêt d’équiper nos habitations de systèmes utilisant les énergies renouvelables pour être certain d’être à l’abris…

Visualiser la courbe de charge de la consommation électrique en France

Insolite: un bonzaï chargeur solaire !

Voici une idée très original d’allier art-déco, câbles électriques et économie d’énergie ! Le jeune designer parisien Vivier Muller a ainsi conçu un bonzaï artificiel dont les 54 feuilles sont des panneaux photovoltaïques et qui permet de recharger tous vos objets mobiles en beauté…

Le concept est très simple : tout au long de la journée, s'inspirant de la photosynthèse, l’électricité produite par les cellules photovoltaïques est stockée dans une batterie se trouvant à l’intérieur du bonzaï puis elle sera redistribuée dans vos appareils lorsque vous les mettrez en charge le soir venu.

Le bonzaï chargeur solaire est composé d'une centaine de morceaux de branches de différentes tailles (modules) reliés entre eux par des prises jack, ce qui permet de moduler à votre guise sa forme.

Une jolie et durable idée cadeau même si le concept est commercialisé, nous l’espérons, prochainement…

Les téléphones portables encore plus « verts »

Les constructeurs de téléphones portables se préoccupent de plus en plus de notre environnement comme nous vous l’indiquions dans se précédant article. Ainsi, début 2009 au Etats-Unis, Motorola va lancer un nouveau téléphone mobile, le « Motorola W233 Renew ».

Ce téléphone utilisera des plastiques recyclées, l'encombrement de l'emballage sera réduit de plus de 20% et utilisera du carton recyclé.

Mais le plus intéressant reste la fabrication de ce mobile. Il est le premier téléphone portable ayant un bilan carbone neutre lors de sa fabrication, puisque les émissions de CO2 émises lors de sa réalisation et de sa distribution seront compensées par des investissements dans des projets faisant appel aux énergies renouvelables ou au reboisement.

De son côté, l'opérateur Orange en partenariat avec le WWF, vient de mettre en place à l’attention des consommateurs qui sont amenés à acheter un mobile, un nouvel indice écologique (impact environnemental des téléphones) sur une trentaine de modèle.

L’impact environnement des téléphones portables a été mesuré selon 5 indicateurs prenant en compte tout le cycle de vie du produit (fabrication, transport, utilisation). Cette démarche, déjà observé dans les secteurs automobiles ou électroménagers, est une première pour le secteur des télécoms, marquant une volonté de transparence et de sensibilisation.

Ce nouvel étiquetage, intitulé "Info environnement", comprend 5 indicateurs :
  • Bilan CO2 : quantité de gaz à effet de serre émise lors des principales étapes du cycle de vie du produit.
  • Efficacité énergétique : évalue la consommation d’énergie lors de l’utilisation du produit et les dispositifs permettant de la réduire.
  • Préservation des ressources : efforts réalisés pour limiter la part des matières non renouvelables ou sensibles d’un point de vue environnemental, économique ou social, dans la composition du produit.
  • Limitation des substances dangereuses : valorise les produits contenant peu de composés chimiques qui, dans de mauvaises conditions d’utilisation ou de recyclage, pourraient présenter un risque pour l’homme ou son environnement.
  • Réduction des déchets : prend en considération la composition, la durée de vie, et les taux de réparation et de recyclage possibles du produit.

Nouvelle mesure fiscale pour l'achat d'un logement BBC

Depuis juillet 2007, les acquéreurs d'un logement neuf ou existant pouvaient déduire de leur déclaration d'impôt sur le revenu 40% des intérêts de l'emprunt qu'ils avaient contracté la première année, un crédit d'impôt à 20% pour les 4 années suivantes.

Par un décret publié le 3 janvier dernier, le gouvernement a élargi ce dispositif à l'acquisition d'un bâtiment possédant le label BBC 2005 (Bâtiment Basse Consommation), c'est-à-dire des logements ne consommant pas plus de 50 kWh/m2/an d'énergie. Le crédit d'impôt est ainsi relevé à hauteur de 40% des intérêts d’emprunt payés pendant sept ans.

Cette mesure vient compléter le très intéressant éco-prêt à taux zéro en vigueur depuis le 1er janvier dernier, qui vise à encourager les particuliers à financer des travaux de rénovation énergétique de leur résidence principale.